Promotion d’une culture de paix en Casamance, AMNESTY choisit l’école comme entrée

Le milieu scolaire est de plus en plus le théâtre des conflits au Sénégal et plus particulièrement à Bignona. Ici, si ce ne sont pas les enseignants, ce sont les élèves qui secouent le système éducatif par les séries de grève souvent sanctionnées par la violence. En plus, le sud du pays vit un conflit vieux de plus de trente ans de même que des conflits internes dans les établissements scolaires. C’est tout cela qui a motivé le choix porté sur Bignona pour un atelier de formation des chefs d’établissement du moyen secondaire et les gouvernements scolaires sur la résolution pacifique des conflits pour une culture de la paix en Casamance. L’atelier de deux jours qui a démarré Samedi vise le renforcement de capacité des chefs d’établissement et des gouvernements scolaire, avec une touche amnesty, sur la prise en charge précoce des conflits au sein des établissements. L’accent est mis aussi sur la prévention des conflits. Le chef d’établissement et les dirigeants des élèves sont des piliers incontournables pour gérer la paix au sein de l’école. C’est là que le thème choisi trouve toute sa pertinence. En outre, selon Seydi Gassama, Directeur exécutif d’AMNESTY/Sénégal, les membres des gouvernements scolaires sont aussi des vecteurs de sensibilisation au sein de la communauté. Ils peuvent aussi jouer un rôle dans la sensibilisation et la résolution pacifique du conflit casamançais. Les principaux de collège, les proviseurs et les élèves ont tous salué le choix porté sur eux pour cet atelier qu’ils jugent opportun et capital. Pour l’adjoint au Préfet de Bignona Amath Sékhou Ly qui présidé la cérémonie d’ouverture, les sénégalais, à quelque niveau qu’ils soient ainsi que l’état, ont intérêt que la paix règne partout notamment dans le secteur de l’éducation qui occupe une bonne place dans le plan Sénégal émergent (PSE).

L.Badiane pour xibaaru.com