Préparatifs de la journée de l’enfant africain à Kédougou…Eradiquer les mariages des enfants

La commune de Kédougou abritera ce mardi 16 juin 2015, la 25ème édition de la commémoration de la journée de l’enfant africain. Mme le ministre de la famille est attendue à Kédougou ce lundi.
Cette journée de l’enfant africain commémore le massacre d’enfants survenu à Soweto en Afrique du sud en 1976. Le choix porté sur Kédougou pour la commémoration de cette activité demeure importante pour la région. C’est pourquoi, depuis un mois le Comité Départemental de Protection de l’Enfance(CDPE) s’attelle à la réussite de son organisation.
Cette année, la journée de l’enfant africain sera commémorée sous le thème : « 25 ans après l’adoption de la Chartre Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant : accélérons nos efforts pour l’éradication des mariages des enfants »
Plusieurs activités sont prévues à cet effet. Il s’agit entre autres du vernissage d’expositions des enfants, un colloque scientifique sur les mariages précoces, des activités récréatives pour les enfants (feux de camps), une veillée culturelle, une caravane dans la commune de Kédougou afin de mieux sensibiliser les populations sur le thème de la journée. Le mariage précoce constitue un sujet d’actualité dans la région de Kédougou. Ce phénomène culturel a pourtant des conséquences terribles sur la santé et la scolarisation des enfants. Ces deux jours permettront aux différents acteurs de s’arrêter et de réfléchir sur cette problématique des mariages précoces.
« La cérémonie officielle sera présidée par Mme le ministre de la famille qui procédera également à un don de matériels pour l’allégement des travaux des femmes et des denrées aux populations les plus vulnérables. Au delà de cette semaine, les différents acteurs vont profiter de toutes les occasions pour continuer à sensibiliser tout le monde » a souligné M Papa Demba Diallo, préfet de Kédougou.
Il reviendra à la charge pour dire : « Nous devrons adopter les mêmes politiques dans la sous-région pour éradiquer ce mal. On ne peut pas se mouvoir en dehors du cadre défini par la politique de l’Etat, il faut que les gens puissent apprendre à travailler en synergie ».
Un accent particulier sera également mis sur d’autres problématiques telles que l’accès à l’Etat civil, les grossesses précoces.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com