Plus de peur que de mal…Les moutons étaient là

La crainte était grande de voir une pénurie de moutons gâcher la fête de l’Aïd. Mais au bout du compte, et contrairement aux années précédentes, l’approvisionnement en moutons a été plus important pour cette année 2016. Cela, à tel point que beaucoup de moutons sont restés entre les mains des vendeurs. Une situation de surprise pour les Sunugaaliens qui pensaient qu’il n’aurait pas assez de moutons pour tout le monde. Surtout avec l’arrivée tardive des vendeurs dans les lieux de vente, notamment à Ndakaaru. D’après Momath Cissé, le vice-président de l’Association des consommateurs du Sunugaal (Ascosen), cette «situation découle du fait que, finalement, l’offre a été plus importante que la demande. Parce qu’il y aurait

une mauvaise régulation. Parce qu’au niveau de Ndakaaru, en ce lendemain le fête, le constat est qu’il y a effectivement un grand nombre de restants. Et même à Rufisque et à Thiès, c’est le même constat».

Momath Cissé souligne, par contre, «il y a eu des zones où il y a un nombre moins important de moutons. C’est le cas de Ziguinchor, de Kolda, de Sédhiou et Vélingara où le stock national est remis dans les zones où il y a une forte voie d’accès. Et si je fais l’analyse, c’est dommage parce que chaque (Sunugaaliens) devait avoir son mouton. Mais nous avons constaté que dans les régions de Ziguinchor et de Kolda, il y a eu un manque criard de moutons». Il a expliqué ainsi qu’à Kolda, la veille de la Tabaski, y avait un grand stock. Mais les gens de Sédhiou et environnants se sont rués à Kolda, ce qui fait que l’offre n’était pas suffisante. «Mais en ce moment beaucoup de pères de familles n’ont pas pu se payer le mouton qu’il fallait pour la fête. Il y avait une forte spéculation tout au début et voilà que le lendemain, beaucoup de moutons sont restés et n’ont pas trouvé de preneurs», se désole le consumériste.