Penda Mbow traite l’ONU d’incapable dans la lutte contre le…

Lors de la conférence « Radicalisme et dialogue » organisée par la fédération WallonieBruxelles hier à l’Ucad 2, le débat s’est tourné, via le truchement de Mme Penda Mbow, sur le rôle de la Francophonie dans le combat contre la radicalisation. La ministre conseillère et représentante personnelle du chef de l’Etat à la Francophonie dit qu’elle verrait bien l’Oif prendre la relève en lieu et place de l’Onu.

« L’Organisation des Nations unies est devenue une institution qui n’est pas vraiment capable d’apporter les réponses à la lutte contre le radicalisme », assure Mme Penda Mbow, ministre conseillère et représentante personnelle du chef de l’Etat à la Francophonie.

Ces propos sont renchéris par l’invité d’honneur de la conférence, M. Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles : « L’Onu n’est plus à même aujourd’hui de résoudre les conflits. Il faut des instruments adjacents. » La porte est ainsi ouverte et les « instruments adjacents » si l’on en croit Mme Mbow, c’est sous-entendu l’Organisation internationale de la francophonie (Oif).

Mme Penda Mbow a d’ailleurs appelé à renforcer le rôle de l’organisation dans la lutte contre le radicalisme. « Aujourd’hui, il n’y a pas un espace plus touché par le radicalisme que l’espace francophone », justifie-t-elle. Difficile de lui donner tort en regardant le bilan des attentats depuis un an : Belgique, France, Liban, Tunisie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali.

Fort de ce constat, elle affirme que la Francophonie pourrait « jouer un rôle essentiel dans l’élaboration des idées, mais aussi dans le fait d’appeler à une nouvelle réflexion ». Aspiration ambitieuse. Mme Mbow veut en quelque sorte faire de l’Oif l’alter ego de l’Onu ou comme cela se passait avec l’Unesco du temps de la guerre froide. Elle veut surtout une « Francophonie post-attentat ».