Omar Sarr : « Wade voulait un chef de l’opposition dès qu’il est arrivé au pouvoir en 2000 »

Le Secrétaire général national adjoint et Coordonnateur du Pds, Oumar Sarr, s’est exprimé ce dimanche sur Walf au cours de l’émission Opinion animée par Ndèye Fatou Ndiaye. Interrogé sur la question du statut du chef de l’opposition contenue dans le texte de la réforme de la Constitution soumis à référendum ce 20 mars, Oumar Sarr a répondu, péremptoire : «C’est l’un des grands mensonges de ce référendum. Le président Wade avait déjà introduit cette disposition dans la Constitution votée par référendum lorsqu’il venait d’arriver au pouvoir. A l’époque il s’était posé la question de savoir qui, de Moustapha Niasse ou d’Ousmane Tanor Dieng devait endosser le statut de chef de l’opposition. L’un était arrivé second à l’issue de l’élection présidentielle de 2000 tandis que l’autre disposait de plus de députés à l’Assemblée nationale. Puisqu’il n’y a pas eu accord entre les deux, le président Wade avait préféré geler la décision de nomination ou de désignation d’un chef de l’opposition mais les dispositions concernant le statut du chef de l’opposition existaient déjà dans l’ancien texte de la Constitution, celui qui avait été soumis à référendum par le Président Wade».

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  1. Et l’opposition d’alors l’avait accusé de vouloir, par son statut de chef de l’opposition, créer une division entre Niass et Tanor. Elle lança dans les médias le débat sur les critères de choix du chef de l’opposition: par le nombre de voix aux dernières élections ou par le nombre de députés élus. Elle tira la conclusion que Wade cherche à diviser l’opposition.

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