Non, le Président Macky Sall n’a pas le droit !

Le Président de la République Macky Sall n’a pas le droit. Il n’a pas le droit de s’amuser ainsi avec l’opinion sur des choses aussi sérieuses que ce dossier de protocole de Rebeuss que son régime à déterrer.
Hier le chef de l’Etat Macky Sall qui a été interrogé sur le dossier du protocole de Rebeuss a laissé entendre que c’est un débat inutile. Inacceptable quand on sait que ce sont de hautes autorités qui ont porté de graves révélations sur un ancien premier ministre. Le procureur avait alors décidé d’ouvrir une enquête avant d’y renoncer. C’est le ministre de la jeunesse Mame Mbaye Niang qui s’est le plus investi dans ce dossier. Des actions sont même initiées auprès de la justice française contre l’ancien premier ministre Idrissa Seck à qui, il est reproché d’avoir signé des transactions financières lors de son incarcération en 2005. Des transactions avec l’ancien président Abdoulaye Wade qui tournerait sur plusieurs milliards de Fcfa. L’existence de plusieurs comptes bancaires qui appartiendraient à Idrissa Seck ont été également soulevé. L’ancien ministre Samuel Sarr avance même le chiffre de 74 milliards. C’est alors le procureur de la république décide d’y voir plus clair en ouvrant une information judiciaire. Mais aussitôt lancée, il finit par surseoir aux auditions qu’il avait lui-même initiées, sans autres explications. Dès lors la question qui légitimement se pose est celle de savoir si le régime en place a peur des ramifications imprévues dans cette affaire. Lorsque les faits se déroulaient à l’époque, l’actuel Président était alors le premier ministre. Scandaleux ? Le plus grave est que le président Macky Sall chef de l’Exécutif peut décider de l’utilité ou non d’une action judiciaire. Ah, et la séparation des pouvoir dans tout ça ! L’union des magistrats du Sénégal a sans doute raison de demander que le Président de la république ne préside plus le conseil supérieur de la magistrature. Mais aussi, elle doit sans doute demander que le parquet ne soit plus sous les ordres de l’Exécutif.