Moussa Touré sur le référendum du 20 mars : « Non, nous voulons plus et mieux »

Une nouvelle coalition est née et  pas des moindres. Il s’agit de cinq partis politiques et un mouvement autour de ‘’les Forces de l’espoir’’, ‘’Samm Li Nu Bokk’’.

Ces derniers ont tenu une conférence de presse dans un restaurant de la place. Il était question de statuer sur la situation politique nationale.

Et le leader du parti « Cet jarin sa ma reew », Moussa Touré a craché du venin : ‘’on ne peut continuer à toucher et retoucher la constitution c’est aberrant d’organiser un référendum à un mois d’intervalle ».   M Touré déclare : « nous voulons plus et mieux’’ parlant des nouveaux textes qui font l’objet d’un référendum le 20 mars 2016 prochain. Pour lui « C’était l’occasion de faire un nettoyage complet des textes »

D’ailleurs, il trouve inopportun le fait d’organiser ses élections et tonne : ‘’qu’est-ce que cela apporte dans la vie de tous les jours des sénégalais, on le fait sortir par la porte il entre par la fenêtre. Les sénégalais qui ont refusé en 2012 cette création du Sénat  maintenant on nous propose  un haut conseil des territoires  qui n’est ni plus ni moins qu’une autre façon de faire revenir ces gens aux affaires. Tout ce qui est proposé ici a été prise en compte par les assises nationales et la CNRI’’.

 

L’ancien ministre des Finances d’Abdou Diouf rappelle : « j’ai   douté de sa volonté et de sa sincérité pour le respect  de la durée sur le mandat dès qu’il a créé la CNRI parce que celle-ci n’a rien introduit de nouveau sur le travail que les assises nationales ont effectué et qui a eu un déploiement géographique territorial national plus large. C’est déjà une reculade et il n’a pas arrêté jusque ce qu’il interpelle le conseil constitutionnel. C’est du racolage avec les députés de la diaspora’’.

Et pour rectifier le tir, Moussa Touré propose : ‘’les gens doivent s’asseoir et discute…Que tout le monde y participe’’.

En outre, il n’a pas épargné  la coalition qui a élu le président Sall au deuxième tour, Benno Bokk Yaakar.

Et M. Touré de nommer ouvertement cette coalition d’être nocive pour la bonne marche de la politique et de l’actualité au Sénégal. Le leader du parti « Cet jarin sa ma reew »  accuse : ‘’je l’ai dit déjà lorsque Benno a été créé à l’occasion des élections locales de 2014. Dès le lendemain, nous nous sommes retirés nous savions que la coalition devait disparaître’’. M Touré persiste et signe : ‘’ c’est Benno qui pollue l’espace politique et médiatique sénégalais et à travers ses démembrements, des querelles intestines’’.

Cependant, il met en garde pour cette nouvelle trouvaille avec d’autres hommes politiques. « Nous ne voulons pas faire quelque chose de ponctuel parce que si c’est le cas dès le 21 mars moi je n’y serai pas’’, laisse entendre Moussa Touré.

 

Waré Ndoye

1 Comment

  1. Et quels sont ces 15 points ?
    Prenons juste le début de la liste.
    1. la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;
    2. la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;
    3. la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des collectivités territoriales…
    Mais est ce que les sénégalais vont voter, par ce référendum, quelque chose qui s’appelle « modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique » ?
    Est ce que après le vote il va être inscrit dans la constitution le groupe de mots « modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique » ?
    Si vous êtes honnêtes, vous répondrez NON, et NON.
    Et c’est valable pour tous les 15 points. Aucun d’eux ne figurera dans la constitution, aucun d’eux ne sera voté par ce référendum.
    Conclusion: dans toutes leurs gymnastiques, dans leurs tours des médias et du Sénégal, ils n’ont absolument pas étudié, ou analysé, ce que les sénégalais vont voter. Ils n’ont pas étudié ou analysé ce qui sera inscrit dans la constitution et qui régira la vie des sénégalais. Ils parlent d’autre chose que de ce qui sera voté et appliqué. Et c’est la même chose que fait Macky Sall quand il rencontre les chefs religieux. il cache ce qui sera voté et il parle d’autre chose. Ismaila Madior a parlé de « 15 points de marketing politique » et réellement 18 points qui seront votés, et aucun des 18 points n’est listé dans les « 15 points » qui servent de propagande.
    Cette duperie est cynique. Il n’y a pas meilleure preuve d’irrespect total envers son interlocuteur que cette façon d’agir.

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