Momar Seyni Ndiaye, journaliste-formateur : «La liberté de la presse reste très réduite au Sénégal»

La journée mondiale de la liberté de la presse a été célébrée hier. C’est également une occasion pour les professionnels de l’information (journalistes) de se regarder sur la glace et de jeter un regard critique sur le fonctionnement de leur métier. Cité par le journal «Sud quotidien», le journaliste-formateur, Momar Seyni Ndiaye, estime que, après plus de 60 ans d’avancées démocratiques, la liberté de la presse reste très réduite au Sénégal.

Pourtant, souligne l’éditorialiste, «le journalisme est métier noble, difficile mais qui donne beaucoup de plaisir à celui qui l’exerce. Ce qu’on constate de nos jours, c’est que ces valeurs cardinales sont en train de disparaitre et les espaces de liberté de plus en plus réduits. Aussi, il manque de formation de certains journalistes.»

«Les médias ont le devoir d’informer, d’éduquer et de protéger la société. Mais, la réalité est tout autre. Dans la majorité du temps, ils s’attaquent aux fondements de la République, à l’enfance qu’ils présentent nue sans bande de protection mais aussi à la femme sous les feux des projecteurs. On assiste plus souvent à un débordement de la pensée», déplore l’analyste politique.