Mimi accélère la cadences des attaques…Elle s’en prend à l’ancien PM Abdoul Mbaye

Les responsables « apéristes » ne comptent pas laisser le terrain libre à l’opposition et à certaines organisations de la société civile. Depuis l’annonce de la date du référendum par le chef de l’Etat Macky Sall, les républicains multiplient les sorties et s’organisent pour un « Oui » massif au soir du 20 mars. Ce week-end, sous la houlette de Me Nafissatou Diop Cissé, les responsables du parti présidentiel, Baba Ndiaye, Awa Guèye et la coalition « Benno bokk Yakaar », s’étaient donné rendez-vous à la Chambre de commerce de Kaolack pour animer une conférence sur la question. Venue présider cette cérémonie, l’ancien Premier ministre, Aminata Touré, en a profité pour solder ses comptes. Sans le nommer, l’envoyée spéciale du chef de l’Etat a recadré son prédécesseur, Abdoul Mbaye, qui est favorable à un « Non ». Pour Aminata Touré, certains responsables doivent tout à Macky Sall. « Nous sommes en démocratie, chacun est libre de donner son avis. Mais en ce qui me concerne, ma culture, mon éducation, mes croyances, reposent fondamentalement sur un concept qu’on appelle la loyauté et la reconnaissance. Le président de la République a la prérogative de choisir ses collaborateurs et il le fait parmi les 14 millions de Sénégalais et ceux qu’il choisit ne sont pas forcément les plus doués, les plus intelligents ou les plus diplômés, mais c’est sur la base de son appréciation personnelle qu’il les nomme. Donc on doit considérer qu’il fait une faveur à tous ceux qu’il nomme. Tu n’es pas plus méritant que les autres Sénégalais et pourtant, il te fait confiance pour te confier un poste aussi élevé. Si le chef de l’Etat te choisit parmi les 14 millions de Sénégalais pour faire de toi son Premier ministre, tu lui dois tout, c’est ma conception. « Da ngay faalu goré wacc goré », martèle-t-elle. Dans le même sillage, le responsable « apériste » de Grand Yoff demande aux opposants de garder patience pour se mesurer au chef de l’Etat, puisque selon elle, dans un pays de droit, les élections sont organisées non pas par des politiciens, mais par des lois et des règlements.