Menace sur la fin des examens, le Grand cadre demande aux enseignants de vider les classes

Le Grand cadre des syndicats d’enseignants, toutes tendances confondues, menace de perturber la fin des examens. Cette décision fait suite au non-respect des accords signés. Parlant du déroulement du Bac, Mamadou Lamine Dianté est d’avis que tout s’est bien passé. Cependant, quels couacs sont notés pour le Bfem à savoir le volet des frais de déplacements. « Quand les gens sont envoyés sans ordre de mission, il n y a aucune couverture, ils courent des risques en cas d’accident. Les présidents de jury, avec tout ce qu’ils représentent dans l’examen, n’ont reçu que 5000 francs cfa pour toute la durée des épreuves ». Très remonté contre les autorités, l’enseignant assène « que les examens soient terminés ou pas, le 31 juillet à 18h, il va donner comme mot d’ordre à ses membres, de vider les salles de classe. Alors que les élèves ne termineront pas les épreuves écrites, les corrections des copies ne seront pas achevées. Cela veut dire que l’enseignant qui n’est pas en possession d’un ordre de mission, est libre de ne pas continuer les épreuves du Bfem. Et cela va compromettre le déroulement de l’examen », a fait savoir le syndicaliste. Leader de l’autre Grand cadre, Abdou Faty, quant à lui, souligne le manque de considération dont ils font l’objet. « On n’est pas à l’aise quand il faut parler d’argent. Parce qu’on nous jette tellement en pâture à l’opinion, mais le fait est que tout le système repose sur des moyens pour que les choses se déroulent bien. Emboitant le pas à ses collègues, l’enseignant laisse entendre « nous demandons à tous nos collègues, de quitter les salles de classe le 31 juillet qui est le découpage de l’année scolaire, parce que le ministre de l’éducation fait le mort et on n’a plus d’interlocuteur, d’arrêter s’ils n’ont pas d’ordre de mission ». Reste à savoir