Matam : le M28, un mouvement pour la défense des intérêts de Ourossogui revendique ses droits…

Cette nouvelle coalition révolutionnaire critique la gestion de la Mairie, dénonce le bradage sauvage du foncier et s’interpose à l’installation de SENSOL. SA une centrale solaire. Le porte parole Mamadou Dembélé explique les raisons dans ce discours lors de la grande marche effectué le dimanche 13-12-15. Lisez.
Après la grande marche populaire des habitants de Ourossogui le 03 septembre 2015 pour dénoncer l’accord entre la mairie de Ourossogui et la société SENSOL.SA, le cabinet EES chargé de faire l’étude pour le compte de SENSOL.SA nous a rencontrés.
Suite à cette rencontre, le mouvement M28 a évalué cette assemblée générale d’informations qui a enregistré la présence des imams et oulémas de Ourossogui .cette dernière rencontre nous a permis d’apporter des éclaircissements sur certaines informations mises à notre disposition par le cabinet et tirer des conclusions.
Aujourd’hui, la question foncière continue est plus que jamais d’actualité, elle s’invite même dans les lieux de cultes. Le constat est amer la commune de Ourossogui n’a plus d’espace.
Au lendemain du conseil municipal, nous apprenons que le dit conseil a autorisé le Maire de signer une convention pour attribuer 50ha à cette société. Cette autorisation a installé un climat d’incompréhension voir un malaise profond à Ourossogui. Durant cette rencontre, le cabinet d’étude EES a donné la confirmation de l’existence de 50ha appartenant à l’Etat sous le numéro TF 183 situe à l’ouest de la ville entre la SIPA et la CENTRALE SENELEC.
Pour éviter le bradage sauvage du foncier à Ourossogui, le M28 formule la demande d’élaboration du plan directeur de l’urbanisme.
Par ailleurs, les avantages et les inconvénients de ce projet n’ont pas été explicités pendant la rencontre ce qui, aujourd’hui encore alimente les débats et discutions jusque dans les endroits les plus reculés de la ville. Ainsi nous suggérons des informations supplémentaires par le promoteur avant toute installation dans ladite commune.
Cependant, il est ressorti qu’il y aura des emplois en phase d’exploitation à hauteur de 250 et 800 emplois temporaires en phase de production.
Le M28 s’est retrouve après la rencontre et a décidé de s’opposer par tous les moyens légaux à l’installation de cette centrale solaire dans la commune de Ourossogui, pour des raisons que nous jugeons suffisantes :
La commune de Ourossogui est ceinturée par la commune de Ogo à l’est, l’ouest, au nord et au sud et cela freine l’extension de notre commune.
L’inexistence de réserves foncières pour les générations à venir, pour l’agriculture, pour l’élevage ou encore pour d’autres structures publiques de l’Etat plus importantes.
La ville De Ourossogui risque d’être entourée par deux centrales électriques à l’est et à l’ouest ce qui est très dangereux pour nos populations aux bénéfices des privés.
Le site ciblé par le cabinet reste actuellement la seule voie de sortie pour atteindre la seule réserve de pâturage.
D’après des études faites par des experts, les panneaux solaires ont un impact négatif sur notre environnement :
L’électricité produite par le photovoltaïque n’émet pas de pollution lors de la transformation de l’énergie solaire en énergie électrique .même si la fabrication, le transport, l’installation et le recyclage des panneaux photovoltaïques ont un impact sur l’environnement, celui-ci est très limité.
Le point sur les matériaux utilisés : c’est surtout la production du silicium, constituant primaire des cellules photovoltaïques, qui alourdit le bilan énergétique. L’aluminium est utilisé pour le contact arrière des cellules photovoltaïques, dans le cadre et la structure des panneaux, mais également dans certaines pièces nécessaires au fonctionnement de l’onduleur. On note également l’argent qui est utilisé dans les électrodes en face avant des cellules .parmi les substances dangereuses se comptent le plomb, utilisé dans les soudures, et le brome, présent dans l’onduleur, mais également le cadmium pour les panneaux solaires à base de tellurure de cadmium. Enfin, d’autres matériaux utilisés ne sont pas valorisables ou présentent des ressources limités. C’est le cas de l’éthylène-acétate de vinyle(EVA) utilisé pour l’isolation diélectrique de la surface des cellules et du tedlar.
En France depuis 2014, la gestion de la fin de vie des panneaux photovoltaïques est désormais une obligation légale car ces derniers deviennent des déchets extrêmement dangereux malheureusement les promoteurs de SENSOL ne se sont jamais souciés de la gestion des panneaux solaires, des batteries ou encore des onduleurs en fin de vie.
Le site choisi risque de se retrouver au centre de la ville de Ourossogui d’ici 25 ans car à côté de l’université numérique, c’est la ZAC (zone d’aménagement concertée) qui y est prévue depuis plus d’une décennie maintenant.
Les panneaux solaires créé un courant continu, ce qui donne naissance à un champ magnétique continu, tout comme celui de la terre .la nature des effets dépend de l’intensité de ce champ continu et de notre distance avec l’émetteur alors que ce dernier risque d’être installé à quelques mètres des habitations donc un danger permanent pour nos populations.si toute fois les onduleurs prévus par le promoteur ne reçoivent pas une protection en métal qui permet de capter les ondes électromagnétiques pour éviter qu’elles ne s’échappent ce sera alors un risque supplémentaire pour nos populations. Les onduleurs peuvent également émettre un bruit continu désagréable donc une pollution sonore. Vraiment OUROSSOGUI n’est pas le lieu approprié pour abriter ce projet alors qu’il y a ailleurs des espaces vierges.
Nous avons noté qu’il y a beaucoup de zones d’ombres autour de ce projet par exemple sur le plan apport de la commune ,la contribution sociale de l’entreprise dans la ville, l’impact environnemental ,le comment cette société a-t-elle atterri à Ourossogui alors qu’elle négociait avec la commune de Ogo depuis bientôt 2ans ,quels sont les dessous de cet accord que le conseil municipal a voté sans vraiment comprendre car très bientôt nous vous ferons parvenir les pétitions que les conseillers eux-mêmes ont signés pour dire qu’ils regrettent d’avoir voté pour l’implantation de cette société sans amples informations.
En définitive, le mouvement pour la défense des intérêts de Ourossogui dénommé M28 voudrait attirer votre attention sur cette problématique afin d’éviter un FANAYE BIS à Ourossogui.
Nous ne pouvons terminer sans pointer du doigt le plan directeur de l’urbanisme qui est plus qu’une urgence mais une nécessité pour empêcher ce bradage foncier auquel notre commune est victime depuis des décennies.

Aicha Guissé à Matam pour Xibaaru.com