Mame Mbaye Niang promet 30 millions…Pour l’Inefja

Après l’interdiction de la mendicité des enfants dans les rues par l’Etat, c’est autour du Directeur général de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles de Thiès (Inefja) de formuler une demande au gouvernement du Sunugaal. En effet, Mansour Dior a ramené au goût du jour une vieille doléance. Il a demandé aux autorités du pays de penser à l’insertion des jeunes aveugles qui, après leur formation, peinent à trouver du travail, ce qui les amène à verser dans la mendicité. Il l’a fait savoir, hier, lors de la visite de la «Caravane des vacances citoyennes» qui a fait cap au niveau de l’institut. En réponse, le ministre de la Jeunesse a promis que son département et l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (Anpej) vont appuyer l’institut à hauteur de 30 millions de francs Cfa. Après le lancement des «Vacances citoyennes» à Ndakaaru, lundi, l’équipe du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a rallié Thiès, ce mardi.

Cela, après avoir fait un détour par le département de Tivaouane, pour dérouler ses activités. Elle a ainsi visité l’Inefja. Et l’émotion n’a pas manqué. Les jeunes aveugles et leurs dirigeants ont accueilli le ministre qui a fait un tour dans l’ensemble des salles de classe qui constituent ledit établissement. Le Directeur des études a, quant à lui, saisi l’occasion pour demander aux autorités d’avoir un droit de regard sur les jeunes aveugles. A l’en croire, l’insertion de ces derniers dans le secteur de l’emploi peine à se concrétiser. «Nous espérons que vous allez nous accompagner pour une prise en charge correcte et plus régulière des jeunes de l’Inefja», a-t-il déclaré. Mame Mbaye Niang a demandé à ce que ces jeunes qui ont perdu la vue soient «assistés, aimés et encadrés». Aussi, il est revenu l’importance de ces vacances citoyennes qui sont, selon lui, des moments très importants pour les jeunes. Et cela, «non comme le disent certaines personnes qui sont animées de mauvaise foi», des moments de vadrouille et de gaspillage.