Macky inonde la cité de Touba de billets de banque…Des marabouts de Touba appellent à la prudence

Cela n’est pas du goût de la Ligue des écoles coraniques du Sénégal et les dahira Rawdu-r rayâhin, Muqaddamatu-l Khidma, Quurratu-l’ayn et Khuddâmu-l Khadîm de Touba de voir certaines dispositions introduites dans les réformes institutionnelles de Macky Sall. Réunies samedi dernier à Touba, ces organisations religieuses ont fustigé certaines dispositions du projet de loi portant Code de l’enfant. Ils appellent donc à voter « Non », même si le chef religieux Serigne Fallou Mbacké Doum estime que le pouvoir va tenter de soudoyer certaines personnes afin qu’elles votent « Oui ».

La Ligue des écoles coraniques et différents dahira proposent de supprimer du projet de Code l’enfant la disposition dans l’article 62 qui autorise de mettre un terme à la grossesse résultant d’un viol de la fille. Les religieux présentent aussi l’alinéa 1 de l’article 17 de l’actuelle Constitution comme une disposition à modifier. Ainsi, les organisations, « entre un homme et une femme doit être inséré dans la disposition suivante : « Le mariage et la famille constituent la base naturelle et morale de la communauté humaine », tel qu’écrit dans le projet de Constitution à soumettre lors du référendum du 20 mars prochain.

Par ailleurs, les organisations estiment que le fait de rendre une quelconque disposition intangible comme une entrave aux droits des générations futures et une confiscation de leur liberté et, par conséquent, contraire à l’esprit de la démocratie. Elles demandent aussi de préciser dans la section II du chapitre II du projet de Code de l’Enfant que l’époux est le chef de famille même si la responsabilité d’éduquer et d’entretenir les enfants incombe à tout le couple.