Macky dévalue la Diaspora…Contre les propositions de la CNRI

Dans cette chronique, la comparaison va porter sur le point tant prisé par les partisans de la révision et brandi par certains sénégalais de la diaspora.

Dans les modifications apportées à l’article 59 de la Constitution du 22 Janvier 2001 il est inscrit : « les sénégalais de l’extérieur élisent des députés ». C’est ce que dit aussi sèchement le projet de révision constitutionnelle du président Macky SALL.

Dans l’article 140 de l’Avant projet de Constitution de la CNRI il est stipulé ce qui suit :

« Article 140 : les sénégalais de l’extérieur ou sénégalais de la diaspora font partie intégrante de la Nation sénégalaise.

Le Conseil consultatif des sénégalais de l’extérieur est saisi par le gouvernement ou l’Assemblée nationale sur toutes les lois ou dispositions réglementaires touchant la condition de vie des sénégalais de l’extérieur. Le Conseil consultatif examine périodiquement la condition des sénégalais de l’extérieur dans les pays où ils résident ainsi que l’efficacité des services qui leur sont rendus par les représentations nationales à l’extérieur, leur participation au développement national, de même que les conditions de leur réinsertion à leur retour.

La composition du Conseil consultatif des sénégalais de l’extérieur, ses attributions et les modalités de désignation de ses membres sont déterminées par une loi organique qui fixe, par ailleurs, le Règlement intérieur du Conseil consultatif des sénégalais de l’Extérieur, le nombre des conseillers, leurs indemnités de session, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités ainsi que les conditions de leur remplacement. »

Il est manifeste qu’entre l’élection d’un petit nombre de représentants à l’Assemblée nationale noyé dans la grande masse des députés et la mise en place de leur propre Assemblée sous l’appellation de Conseil consultatif des sénégalais de l’extérieur tel que décrit par la CNRI, il n’y a pas photo.

Le point du projet de révision constitutionnelle est largement en dessous de celui de la CNRI. Les gains sont amplement plus substantiels dans l’application de l’Avant-projet de Constitution de la CNRI que dans celle du projet de révision constitutionnelle du président Macky SALL.

Le sens du combat est donc tout tracé, c’est de continuer à se battre pour l’adoption de l’avant projet de Constitution de la CNRI, pour la refondation de la République.

C’est pourquoi, il faut voter et faire voter NON le 20 Mars.

 

Dakar le 16 Mars 2016

 

 

Alla KANE

Membre du SP de

                                                                                            Yoonu Askanwi/Mouvement                   pour l’Autonomie populaire