L’opposition guinéenne prise en otage par « la communauté internationale »

En effet les guinéens mécontents du processus électoral ont été sommé de n’emprunter qu’une voie dite légale pour contester le résultat qui donne le président sortant « vainqueur au premier tour ».

Alpha Condé est ainsi assuré de sa réélection car imposer à l’opposition guinéenne les seules voies judiciaires pour contester ce scrutin c’est déclarer le président sortant comme vainqueur.
Cellou Dalein Diallo et ses partisans savent bien que la justice dans nos pays est malheureusement toujours entre les mains du pouvoir en place.
Si l’opposition ne peut plus contester par la rue à quoi bon continuer à en avoir une ?
La prise d’otage a débuté avec un appel inacceptable de l’ambassadeur de France en Guinée monsieur Bertrand Cochery, lequel sortant de son rôle traditionnel a tenté d’interdire au président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) d’appeler ses partisans à descendre dans la rue pour manifester.
L’ambassadeur de France aurait tenu des propos menaçants à peine voilé sur la responsabilité du leader de l’opposition guinéenne qui serait engagé si des troubles survenaient.

C’est maintenant au tour du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest monsieur Mohamed Ibn Chambas qui fait une déclaration validant de fait la proclamation des résultats provisoires par la CENI alors que le travail de celle-ci n’est pas reconnu par l’opposition.

Bien que monsieur Chambas ait pris le soin de préciser leur caractère provisoire en attendant la validation de la cour constitutionnelle mais nous savons tous ce que cela veut dire sur le continent africain.

En demandant aux leaders politiques et à leurs partisans, sous-entendue l’opposition bien évidemment, de faire preuve de retenue et de s’abstenir de tout acte d’intimidation ou de violence, y compris verbale, les Nations Unies bien qu’étant dans leur rôle valident cette élection au premier tour de monsieur Alpha Condé.
La fameuse communauté internationale aurait-elle trouvé le moyen de désormais favoriser légalement un président sortant qui préserverait leurs intérêts ?
Si cette tentative de musellement de l’opposition guinéenne passait comme lettre à la poste, cela serait lourd de conséquences pour le continent car un dirigeant en place en Afrique ferait tout pour préserver les intérêts de cette « Communauté Internationale » qui n’est qu’une mafia légale, au détriment de sa population.

Toutes les oppositions africaines seraient ainsi contrôlé par le spectre de la cour pénale internationale ou de leur pendant les fameuses chambres criminelles africaines tous instruments aux mains de lobbies les manipulant selon leurs intérêts.

Le droit à la résistance fut elle dans la violence, est un élément fondamental et inaliénable de la liberté d’un peuple et renoncer à cette possibilité c’est livrer de nouveau ce continent pieds et poings liées à ceux qui avaient transformé ses enfants en esclave par la complicité et lâcheté de certains d’entre nous à l’époque.
Viyé Ismaël Sagara pour xibaaru.com