L’OCDI demande de libération du Président HABRE

Monsieur le Président,
Depuis le début de la procédure de l’affaire Hissein HABRE, nous suivons avec beaucoup d’intérêt l’évolution en tant qu’observateur indépendant. Avec des Experts juristes, nous avons fait une analyse objective de la procédure basée sur des faits vérifiables.
Monsieur le président, si l’objectif c’était d’organiser un procès équitable, retenez que cela a été un grand échec. Car l’ancien Président Tchadien n’a pas eu un procès juste et équitable à cause des nombreuses violations qui ont émaillé ce procès.
On n’a pas besoin d’être un juriste pour savoir qu’un procès pénal répond au principe de la contradiction dans les débats. Or ce procès s’est tenu sans témoin à décharge sur les 98 personnes entendues par les Chambres. En outre, nous avons remarqué que le président HABRE a comparu par la force.
Monsieur le Président, notre pays ne doit pas accepter d’abriter une telle mise en scène qui n’honore pas nos Institutions. L’OCDI veille au respect et à la défense des Institutions de la République.
Monsieur le Président, le Tchad a refusé de respecter les termes de l’Accord d’entraide judiciaire signé avec le Sénégal. Ce refus est un motif juste pour dénoncer cet accord et mettre fin à ce procès. Là, c’est l’honneur du Sénégal qui est engagé.
Ce procès viole la Constitution de notre pays. Il est donc de notre devoir de vous le rappeler pour que toutes ces erreurs soient corrigées en commençant d’abord par la libération du Président HABRE et l’organisation d’un procès dans lequel, il pourra se défendre en présence de ces coaccusés.
Espérant une suite favorable à notre requête, nous vous prisons Monsieur le Président de la République, d’agréer l’expression de nos sentiments citoyens.

Mme Hawa Abdoul BA, Coordonnatrice de
l’Observatoire Citoyen pour la Défense des Institutions (OCDI)