L’Etat va-t-en guerre contre les coupeurs de bois en Casamance…

Les autorités administratives de Ziguinchor (sud) ont dimanche réaffirmé la politique de ‘’tolérance zéro’’ vis-à-vis des braconniers qui s’adonnent au commerce illicite du bois, désigné en Casamance, dernière réserve forestière du pays, sous le vocable de ‘’viande de la brousse’’.

Sous la conduite de l’adjoint au gouverneur en charge du développement Latyr Ndiaye, elles disent être en croisade contre les coupeurs de bois, dans l’optique de présevre le dernier poumon vert du Sénégal.

‘’Les mesures les plus hardies sont en train d’être prises pour préserver la forêt. L’Etat ne permettra plus ce commerce illicite autour du bois. Ce sera vraiment de la tolérance zéro jusqu’à ce que les gens reviennent à la raison’’, a martelé l’adjoint au gouverneur.

Il présidait la cérémonie officielle de célébration de la Journée mondiale de l’environnement à Niaguis, dans la région de Ziguinchor. L’adjoint au gouverneur chargé du développement était en compagnie des autorités locales et des différents chefs des services déconcentrés, ainsi que des associations de femmes et de jeunes. ‘’Tolérance zéro pour le commerce illégal des espèces sauvages’’ est le thème sous lequel est placé cette journée.

Un thème qui cadre bien avec les réalités environnementales de la région. ‘’Nous avons mis en avant la lutte contre la déforestation, la vente illégale de ce qu’on appelle ici la +viande de brousse+. Le parc forestier de la Casamance est menacé. Plusieurs espèces végétales et animales sont en voie de disparition’’, a insisté le chef de la Division régionale de l’environnement et des établissements classés, Khadim Niasse.

Le chef de village de Niaguis a appelé à une ‘’prise de conscience, pour que tout le monde soit un soldat de l’environnement, parce que l’homme a passé tout le siècle dernier à agresser l’environnement’’.

Un sketch présenté par des écoliers de Niaguis, sur les problématiques de la déforestation de la Casamance, avec l’implication des GIE et d’autres acteurs, a suscité la réaction de la présidente de la Fédération des groupements féminins de Niaguis, Marie Hélène Kabou.

Elle a ainsi attiré ‘’l’attention des femmes dans les GIE », les appelant à « cesser de couper les arbres et à reboiser, parce que plusieurs espèces sont en voie de disparition’’.

‘’Les espèces ne sont plus menacées de disparition. Elles ont disparu depuis (…). Il urge de faire quelque chose aussi bien par l’Etat que les communautés pour restaurer la faune, la flore et les êtres animaux’’, a réagi le président du Conservatoire botanique de la Casamance, Kéba Haïdara.