Les enseignants du privé Laïc crient à l’injustice

Eux ne crient pas «vive les vacances». Les enseignants du privé laïc redoutent l’approche de la fermeture des classes. Selon le bureau exécutif national du Sudes/ Enseignement privé «au lieu de penser à se préparer à des vacances durant lesquelles ils pourraient se reposer et affûter leur esprit pour une meilleure continuation de l’exercice de leur métier, ils sont plutôt traumatisés par la dépense quotidienne puisque ne recevant pas leurs salaires de vacances», donc restent «sans moyens de subsistance tout en cherchant à sauvegarder leur dignité». Et tout ça à cause de «pratiques inhumaines» qui existent dans le privé laïc, disent-ils : «Rares sont les Déclarants responsables qui respectent la Convention collective et nous demandons au ministre de l’Education nationale de mettre fin à ces pratiques envers des citoyens qui ne réclament que ce qu’ils méritent et à quoi ils ont droit».
Poursuivant, ils notent : «rares aussi, sont les Déclarants responsables qui acceptent la mise sur pied d’une Association de Parents d’Elèves (Ape) dans leur établissement. Pourquoi cela ? N’est-ce pas pour cacher leur règne monarchique et leurs pratiques illégales ?» Face à ces interrogations, ils estiment qu’«il est aussi grand temps que le ministre de l’Education nationale prenne au sérieux les problèmes qu’endurent les enseignants du privé laïc. On ne doit pas autoriser ou reconnaître des écoles sans avoir un droit de regard rigoureux sur leurs pratiques. S’il est bon de créer des emplois, il est tout aussi bon de respecter les droits des travailleurs par l’application de la convention et le respect du Code du Travail. Le ministre devrait prendre son courage à deux mains et agir contre les déclarants responsables véreux»