Les cheminots maliens ne veulent plus être « esclaves » des Sénégalais

L’Assemblée générale houleuse, hier, des travailleurs maliens de Transrail, lors de laquelle, ils ont dénoncé les conditions de la rupture avec le repreneur sans en être avisés, l’état déplorable dans laquelle se trouve la société qui ne dispose que de 3 machines en marche. Ce qui est insignifiant. Pire, elle n’arrive plus à payer les salaires des travailleurs, payés par leurs pays respectifs avec l’argent du contribuable. Mais le clou de leurs « ñaxtu » (revendications), c’est qu’ils ne veulent plus d’un Sénégalais à la tête de Transrail, rapporte « Malijet ». Selon eux, depuis la création de la société du Chemin de Fer, ce sont des Sénégalais qui dirigent et décident de tout à Transrail, les Maliens subissent et rien n’évolue positivement. Alors que, disent-ils, le Mali a plus de cadres cheminots que le Sénégall. « Nous sommes fatigués d’être esclaves des Sénégalais. Nous ne voulons plus d’un Sénégalais à la tête de Transrail. Soit le prochain administrateur général de Transrail sera neutre, soit il sera malien ou il n’y aura plus Transrail », a menacé Abdoulaye Berthé, sous un tonnerre d’applaudissements.