Les bourses de sécurité familiale visent l’autonomisation des ménages

Le programme national de bourses de sécurité familiale (PNBSF) initié pour réduire la fracture sociale entend lutter contre la pauvreté et rendre autonomes les ménages vulnérables confrontés à « l’extrême pauvreté », a affirmé la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, Dr Anta Sarr Diacko. « Dès son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sall a fait de la lutte contre la pauvreté et pour une bonne redistribution des ressources du pays son combat. C’est pourquoi il a mis 32 milliards de francs CFA dans le PNBSF, inscrits dans le budget national pour l’exercice 2016 », a-t-elle indiqué. Dr Anta Sarr Diacko s’exprimait, mercredi à Sandiara (Mbour, ouest) à l’occasion d’un forum communautaire sur les bourses de sécurité familiale (BSF) initié dans un contexte de pré-identification des potentiels bénéficiaires du PNBSF dans cette

commune. « Le PNBSF permet aujourd’hui de rendre effectif l’objectif du Chef de l’Etat, après le ciblage qui devra se faire et qui sera le dernier pour ce programme quinquennal qui va permettre au registre national unique d’enregistrer environ trois millions de personnes et 300 000 ménages », a expliqué la déléguée générale à la solidarité nationale. Selon elle, ce forum permet aux maires, aux élus locaux, aux imams, aux délégués de quartiers, aux chefs de village et toute autre personne morale qui doit être habilitée à connaître ce programme de comprendre les enjeux qui en sont liés. « Aujourd’hui, nous tenons à avoir des comités de quartier pérennisés, tout simplement parce que le suivi et l’accompagnement ne peuvent se faire sans la pérennisation des comités de quartier et de village, ainsi que la transparence qui devra être la première préoccupation de tout bénéficiaire et de tout participant aux choix des bénéficiaires de ces bourses », a soutenu Mme Diacko. Après ce forum communautaire sur ce programme qui a pour but de lutter contre la vulnérabilité et l’exclusion sociale des familles vulnérables à travers une protection sociale intégrée visant leurs capacités productives et éducatives, des séances de sensibilisation seront organisées au niveau des différents quartiers. Dans cette optique, un superviseur va encadrer mille bénéficiaires et un relais communautaire, 50 bénéficiaires. Ces séances de sensibilisation porteront sur l’enregistrement à l’état-civil, sur la santé, sur l’éducation, notamment sur le maintien des enfants à l’école. « Dans le commune de Sandiara, nous devons enquêter 618 ménages pour en prendre 359 bénéficiaires de bourses de sécurité familiale. Avec l’intervention des collectivités locales, nous voulons pouvoir, demain, encadrer les bénéficiaires, pour que ces bonnes dames puissent avoir des activités génératrices de revenus qui vont leur permettre de tendre vers l’autonomisation », a dit Anta Sarr Diacko. Le maire de Sandiara, Dr Serigne Guèye Diop, qui assimile ce forum à un cadre de formation et d’information sur le travail de la DGPSN, a indiqué que ce programme entre en droite ligne des objectifs du Plan Sandiara émergent (PSE), notamment le projet « 1-10-10 » (Une famille, dix cadres tous les dix ans).