Le Sénégal parmi les 25 pays les plus riches au monde !

L’évolution économique et le développement humain du Sénégal contestent le mythe selon lequel le Sénégal serait pauvre.
Aussi, le Sénégal a de vastes richesses qui pourraient servir de tremplin pour une émergence. Le Gouvernement en a fait le choix.
Le débat, souvent passionné, pour ne pas dire politisé, qui nourrit l’actualité invite à graver quelques lignes pour interroger ce rapport de classement qui n’a d’autre opportunité que servir de mobile aux candidats à l’immigration clandestine, qui sont à la quête effrénée de ces « pays riches », laissant derrière eux les vraies richesses.
Nonobstant ces considérations sur l’opportunité d’un tel classement, interrogeons-nous sur cette mesure faite sur notre richesse.
Le PIB est calculé sur la base unique de la valeur de la production de biens et services d’un pays. C’est un agrégat comptable qui additionne diverses données, issues du secteur privé mais aussi public. Mais il reste comptable, donc limité. Ainsi, il ne fait pas la distinction entre une dépense en pure perte et un investissement.
Indicateur assiégé depuis quelques années pour ses multiples lacunes, le PIB n’est pas l’indicateur le plus pertinent pour évaluer la richesse d’un pays, en l’occurrence le Sénégal.
En effet, le PIB ne tient pas compte dans son calcul, de l’économie informelle alors qu’au Sénégal, le secteur informel est le premier employeur et a produit 4 336 milliards de F Cfa en 2010, soit 39,8% de la production.
Indicateur quantitatif, le PIB ne mesure pas les inégalités et le bien-être de la population. En effet, il ne donne aucun élément pour comprendre si la richesse produite est équitablement répartie entre les individus, alors que le Plan Sénégal Emergent ambitionne, entre autres, un développement plus équilibré, une amélioration significative des conditions de vie des populations, une lutte plus soutenue contre les inégalités sociales à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), la couverture maladie universelle (CMU) et les bourses de sécurité sociale (BSS) qui vont impulser une dynamique de croissance économique endogène, intégrée et soutenue.
De plus, le PIB évalue les richesses monétaires et non pas le bien-être de la population.
Pourtant d’autres méthodes pertinentes peuvent mesurer la richesse d’un pays. Il s’agit, du produit national brut ou PNB qui constitue toutes les richesses gagnées par les citoyens du pays pendant une année, quel soit le lieu où elles ont été gagnées. Finalement, on peut utiliser le revenu pour mesurer la richesse d’un pays. Ce revenu correspond au cumul de ce que les gens gagnent chaque année.
Aussi, le coefficient de Gini, qui mesure le degré d’inégalité d’une société, l’Indice de Développement Humain (IDH), qui mêle PIB par habitant, espérance de vie et taux d’alphabétisation, le Bonheur national brut au Bhoutan, qui mêle les modes de calcul du PIB et de l’IDH : croissance économique, bonne gouvernance, utilisation durable des ressources, préservation de la culture.
A considérer, d’ailleurs, cet indicateur, il n’est point opportun de rappeler que notre PIB nominal par habitant, a augmenté très fortement en francs CFA, passant de 553.849 FCFA en 2014 à 567.758 FCFA en 2015, soit une progression de 2,5%.
Peut-être, faudrait-il simplement noter une croissance du PIB qui est passée de 1,8% en 2011 à 4,4% en 2012 ; puis à 3,5% en 2013 et à 4,7% en 2014, dans un contexte de réduction significative du déficit public de 6,7% du PIB en 2011 à 5,1% en 2014.
Le Sénégal, terre de richesses !Le Sénégal se situe à l’avancée la plus occidentale du continent africain dans l’Océan Atlantique, au confluent de l’Europe, de l’Afrique et des Amériques, et à un carrefour de grandes routes maritimes et aériennes.
Aussi, le Sénégal est un pays riche de par sa « Téranga », sens exquis de l’hospitalité qui traduit une vieille tradition d’ouverture au monde, mais également de coexistence pacifique dans le respect de nos diversités sous le ferment de l’attachement à la religion (islam et christianisme) dans un esprit de tolérance ; sa stabilité politique héritée d’une longue pratique de démocratie apaisée qui fait du Sénégal un des pays africains n’ayant jamais connu de coup d’état en 55 ans d’indépendance ; sa sécurité juridique garantie par une justice indépendante et diligente et, son Plan Sénégal Emergent qui vise « un objectif de croissance durable de 7% en moyenne par an » et « repose sur les secteurs clefs de l’agriculture, de l’énergie, des mines, des infrastructures, des TIC, du tourisme et de l’habitat. »
La richesse du Sénégal s’étend, entre autres, au savoir, au savoir-faire tels que l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la culture et à l’environnement.
Du nord au sud et de l’est à l’ouest, l’espace Sénégal est d’une grande diversité en termes de ressources naturelles, humaines et climatiques. En effet, la population sénégalaise parle une trentaine de langues et plus de 50% de cette population a moins 20 ans. Aussi, le Sénégal compte des zones éco-géographiques, greniers de richesses naturelles (le Ferlo (Zone sylvo-pastorale), le Sénégal oriental, la Casamance, le Bassin arachidier, la Grande côte (les Niayes) et la Vallée du Fleuve) avec trois grands types de climats: type sahélien, type soudanien et le littoral ou océanique très favorable sur la bande côtière du pays (centre et nord). Plusieurs types de sols adaptés aux cultures céréalières et horticoles avec un potentiel hydraulique important, une bonne expérience de production, un regain d’intérêt pour l’origine Sénégal une ouverture par rapport aux principaux marchés d’exportation offrent un potentiel agricole important.
Le Sénégal est traversé par quatre fleuves qui prennent naissance dans le massif du Fouta Djalon, en Guinée : le fleuve Sénégal , la Gambie, le Saloum et la Casamance.
Grâce à son littoral (prés de 700 km de côte) à ses fleuves et rivières, le Sénégal est un grand pays de pêche.
Le Sénégal est un « géant minier » ; son sous sol offre une grande diversité de substances minérales comprenant des métaux précieux (or et platinoides), des métaux de base (fer, cuivre, chrome, nickel, lithium, étain et molybdène), des minéraux industriels (phosphates, calcaires industriels, l’attapulgite, sels, barytine etc), des minéraux lourds (zircon et titane), des pierres ornementales et matériaux de construction dont le marbre, Colombo-tantalite et terres rares ; terres à diatomées, sables extra siliceux, accumulations de barytine, de kaolin de l’amiante, indices de zinc, plomb, tungstène etc…de même que le pétrole qui s’est laissé découvrir aux larges de nos côtes.
Le Sénégal dispose, par ailleurs, de nombreuses attractions touristiques avec un potentiel énorme du tourisme centré sur la nature et les sites culturels offrant la destination balnéaire la plus proche de l’Europe et de l’Amérique et disposant d’un soleil qui brille quasiment toute l’année, de sites naturels d’une grande beauté, de parcs et de réserves, d’une grande richesse en faune et en flore, de 700 km de plages de sable fin du nord au sud et surtout l’accueil chaleureux de sa population. Aussi, le Sénégal compte parmi ses nombreuses richesses, l’île de Gorée, un lieu symbole de la mémoire de la traite négrière en Afrique représentatif de la conscience du monde mais aussi d’espoir des jeunes générations d’Afrique et des Amériques.
La riche histoire et la grande diversité du peuple sénégalais font que la culture sénégalaise est l’une des plus riches en Afrique et dans le monde. En effet, le Sénégal est connu partout dans le monde de par sa culture et ses hommes de cultures tels que le Poète Président Léopold Sédar Senghor, les artistes Youssou Ndour, Coumba Gawlo Seck, feu Doudou Ndiaye Rose pour ne citer que ceux-là.
La culture sénégalaise se caractérise, notamment, par son goût pour les sports traditionnels, la musique, la danse, les vêtements traditionnels, le travail créatif et ingénieux de tout matériaux à portée de main, les moments de convivialité liés aux repas et fêtes.
Le rôle déterminant du Sénégal dans la diplomatie au plan international est confirmé par son élection comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
Que de richesses qu’il n’est possible de dénombrer et quantifier et pour lesquelles le Gouvernement et les sénégalais se sont engagés à exploiter pour l’émergence.Notre Environnement, Notre richesse.Le Plan Sénégal Emergent, Notre richesse !
Dr Mbaye Jean-Marie DIOUFSecrétaire général de l’ASEPEX mbayejmdiouf@gmail.com