Le rapport d’Amnesty accable le régime de Macky…Arrestations et interdictions de marches et rassemblements

Amnesty international va publier ce mercredi 24 février, son rapport sur le respect des droits humains dans le monde. Dans cette étude dont une copie nous est parvenue hier, mardi 23 février, l’organisation internationale de défense des droits humains liste les manquements du Sénégal en matière du respect des droits de l’homme. Ils sont, entre autres, l’arrestation de présumés terroristes, les interdictions de marches et de rassemblements et le maintien de Karim Wade en prison.

Le Sénégal est dans le lot des pays qui se sont illustrés par des violations et non respect des droits humains en 2015. Dans son rapport qui sera publié ce mercredi 24 février, et dont une version nous est parvenue hier, mardi 23 février, Amnesty international a épinglé le Sénégal pour des manquements sur plusieurs dossiers. Les reproches faits à notre pays sont notamment la restriction de la liberté de réunion. A ce niveau, le document nous informe que les autorités ont continué à restreindre la liberté de réunion pacifique et à utiliser la force de manière excessive contre des manifestants. Pis, souligne-t-il, des hommes et des femmes ont été arrêtés en raison de leur orientation sexuelle, réelle ou supposée. Et de préciser que les forces de sécurité ont arrêté au moins sept personnes, dont deux imams et deux femmes, pour des chefs d’accusation liés au terrorisme.

L’interdiction de rassemblements des partis de l’opposition est aussi dénoncée par Amnesty international. Sur ce, le rapport nous rappelle que les autorités sénégalaises ont continué d’interdire des manifestations organisées par des partis politiques légalement constitués et des défenseurs des droits humains. L’institution dirigée par Seydi Gassama et Alioune Tine fait aussi remarquer qu’il a été constaté au Sénégal des poursuites en justice contre des manifestants pacifiques. Se voulant plus précis, l’organisation cite, en exemple, les 12 hommes condamnés à 21 jours de prison en septembre 2015 par le Tribunal régional de Kolda. La faute qui leur est reprochée est, selon Amnesty international, d’avoir participé à un rassemblement non autorisé.