Le nouveau patron de l’APR aux Parcelles Assainies engage le combat politique pour la victoire du OUI

La campagne pour ce référendum du 20 mars prochain bat son plein aux Parcelles assainies. Le maire de la commune, Moussa Sy, un des pourfendeurs du projet de révision constitutionnelle et le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba, rivalisent d’ardeur. Au 3ième jour de campagne, les deux camps présentent des programmes de sensibilisation quasi-identiques, allant des caravanes aux rencontres avec les autorités, en passant par le porte-à-porte et la sonorisation. 

Aux Parcelles assainies, la bataille entre le Oui au projet de révision constitutionnelle contre le Non au référendum promet d’être épique. Pour cause, les deux fronts, celui du Non, regroupé au sein de la coalition Taxawu Parcelles Assainies avec Moussa Sy, et le front du Oui, avec la coalition Benno Bokk Yakaar ne se font pas de cadeaux dans la pêche de voix. Pour maximiser leurs chances de remporter la victoire aux Pa au soir du 20 mars, Moussa Sy, le maire de la commune et le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba déroulent quasiment les mêmes stratégies sur le terrain politique. 

En effet, de l’avis de Séraphin Diédhiou, membre de la cellule de communication du maire des Pa, trouvé hier, lundi 14 mars au niveau de la mairie, en pleins préparatifs pour accueillir le Front Nanni Banna, la sensibilisation se fait de deux manières. M. Diédhiou informe que la Coalition Taxawu Parcelles Assainies avec Moussa Sy, forte des partis tels que le Grand parti, le Rewmi, le Ps, et autres mouvements associatives, procède à des visites de proximité, à savoir des portes à portes et caravanes. A l’en croire, ce procédé permet d’être en contact direct avec les populations, pour mieux leur expliquer les enjeux du référendum du 20 mars. Ainsi, comme constat dans les concessions, M. Diédhiou indique que les populations ne connaissent même pas le sens du référendum. Fort de cette conviction, il pense qu’il y a un certain empressement de la part du pouvoir. Pour lui, les arguments servis aux populations sont non seulement le manque de consensus, surtout avec les clauses d’éternité introduites dans les réformes, mais surtout le reniement du chef de l’Etat. Pour lui, il n’est pas question de sanctionner l’ancien chef de l’Etat, Abdoulaye Wade pour son «wax waxeet» et de pardonner Macky Sall pour les mêmes faits.

Du coté des partisans du Oui, sous la houlette du coordonnateur de l’Alliance pour la République (Apr) des Pa, Amadou Ba, même si le discours tenu aux populations diffère, il n’en demeure pas moins que la stratégie de sensibilisation est quasi-identique. En effet, le programme de campagne dont nous nous sommes procuré une copie au niveau du Quartier général de la coalition Bby hier, fait état d’activités de proximités, de visites à domicile et dans les gares, marchés, collèges, et autres lycées. Pour ce faire, le comité électoral, sous la coordination du député apériste Aliou Badara Diouf, procède à des portes à portes pour expliquer les 15 points de réforme. Il est prévu entre autres activités, des visites de proximité au niveau des marchés, des rencontres avec les mouvements associatifs, les écuries de lutte. Il est en outre attendu des rencontres avec les imams, les familles religieuses, entre autres. 

Autre similitude, l’animation et le port vestimentaire au niveau des deux courants. Tous les deux camps utilisent des camions de sonorisation, qui sillonnent les artères de la commune depuis le début de la campagne. Tantôt, ce sont les mélodies sénégalaises (Mbalax) qui sont mises pour faire bouger les populations, tantôt ce sont les tubes composés pour la campagne référendaire qui sont mises en boucle pour haranguer les foules. Pour se faire remarquer, les deux camps se mettent en tee-shirts où il est clairement inscrit le courant auquel ils appartiennent. Impossible de les rater avec  leurs véhicules sur lesquels sont apposées les affiches, soit invitant à voter Oui, soit à voter Non. La mobilisation est de mise au niveau des deux camps, qui se promettent l’enfer au soir du 20 mars prochain.  

Sud Quotidien