Le mouvement TOUT VA MAL…Trouve bien l’appel de Macky dialogue

Le mouvement TOUT VA MAL par la voix de son coordonnateur national M Blaise Pascal Cissé :

Nous partageons et saluons toutes initiatives pouvant permettre ou faciliter des retrouvailles  génératrices d’un consensus  autour d’un idéal de développement pour notre pays. Aujourd’hui, il est clairement apparu que son absence constitue le plus gros handicap pour le Sénégal.

Et, ainsi, vu que le développement d’un pays n’est envisageable et réalisable que dans un climat social apaisé et qu’avec la synergie et la convergence des idées et des efforts collectifs vers  cette ultime objectif, à Tout va mal nous réclamons un dialogue sincère et sans complaisances aucunes dont les termes de références devront porter essentiellement et impérativement sur les vraies préoccupations des sénégalais et sur  les réelles défis et enjeux de développement  pour notre pays, un dialogue dénué de toutes considérations politiques-politiciennes !

Aujourd’hui la jeunesse sénégalaise demeure anxieuse face à l’échec patent de nos dirigeants en matière de politique d’emploi et de jeunesse, depuis plus d’un demi-siècle, l’opacité régissant la gestion de l’assemblée nationale a bien fini par caricaturer la 2é institution, sous la forme hideuse d’une nébuleuse aux yeux du peuple, la mainmise de l’exécutif sur la chose judiciaire, les inégalités notées dans l’octroi des libertés provisoires, la suppression de l’article 80, la liberté de la presse, les violations récurrentes des libertés individuelles et collectives à travers les interdictions de marche, la gestion clanique, le népotisme etc. Devront nécessairement et sérieusement être débattus.

Autre part nous rejetons la proposition de M. Idrissa Seck : le Sénégal ne connait pas de « déficit institutionnel » mais dispose plutôt de déficit de performance à travers les carences notés dans le fonctionnement de ses institutions existantes et qui sont à corriger et à parfaire à travers des réformes profondes.

Toutes les inquiétudes de M.Seck ne manquent certes pas d’importance encore moins de pertinence mais elles peuvent bel et bien être prises en charges et bien traitées au niveau de l’assemblée nationale et au niveau du conseil économique et social qui de surcroit doivent voir par l’occasion, leurs prérogatives être élargies, pour ainsi épargner le peuple et à notre économie agonisante des dépenses inutiles liées à la création d’une nouvelle institution dont nous ne disposons d’aucune gage quant à son bon fonctionnement et sur son cout.

Il  demeure plus judicieux de consolider les acquis d’abord puis s’atteler à parfaire l’imparfait plutôt que d’aller à l’aventure avec une nouvelle institution qui à coup sûre risque d’être à l’image des déjà existantes puisque le président de la république disposant toujours de l’exclusivité des pouvoirs pour nommer aux postes civiles et militaires.