Le ministre de l’Agriculture confirme envers et contre ses détracteurs la production de plus d’un million de tonnes d’arachide

Plébiscite du ministre de l’agriculture partout où il est passé dans le bassin arachidier lors de la tournée qu’il y a effectuée en fin de semaine. Il y est descendu en compagnie de ses collaborateurs et des autorités administratives pour constater de visu l’état des stocks d’arachide disponibles et surtout rencontrer les producteurs et les opérateurs. Et partout , à l’image de Mactar Tall, membre de la Fédération nationale des opérateurs privés stockeurs et transporteurs (Fnopst), opérateur à Ndiaffate ou Habib Thiam, président du Collectif des producteurs et exportateurs de graines d’arachide (Copega), à Taïba Niassène, les expressions de satisfaction sont les mêmes aussi bien pour la mise à disposition à temps des semences et intrants que pour les grands bonds notés dans les productions qui ont doublé, dans beaucoup de localités.
« Les 1 121 000 tonnes annoncées par le gouvernement sont bien réelles et nous pouvons le confirmer parce que nous sommes toujours sur le terrain et nous sommes en contact direct avec les producteurs », a soutenu Habib Thiam là où Ibrahima Badiane, président de l’Association des agriculteurs du Bassin arachidier soutient que « quand quelqu’un sort pour dire qu’il n’y a pas 1 121 000 tonnes d’arachide, nous lui disons qu’il est en terrain inconnu parce qu’il ignore la réalité. Il y a bel et bien cette quantité de 1 121 000 tonnes mais ce qui en reste actuellement ne dépasse pas 600 000 tonnes ». Il a aussi tressé des lauriers à Seck-Ndanaan qu’il dit être « engagé à protéger les producteurs » pour avoir « très tôt ouvert la campagne et fixé un prix plancher de 200 F (..) libéralisé en demandant aux acteurs de ne pas vendre à moins de 200F ».
Ce qui, selon lui, a été « et aujourd’hui, on est même à 250F, voire 275F le kilogramme ». Cette année donc point de « mbapat » (bradage de la production). D’ailleurs les gouverneurs et préfets veillent scrupuleusement à l’application du prix plancher. Avec les niveaux élevés de prix qui sont pratiqués, les producteurs disposent de revenus substantiels en vendant aux exportateurs et ne s’empressent plus de se débarrasser de leurs graines. Ce qui fait que les huiliers poussent des cris d’orfraie et demandent le blocage des exportations. Une mesure qui, selon nos capteurs, ne devrait intervenir qu’à l’atteinte de l’objectif d’exportation de 250 000 tonnes.