Le maire tabasseur de Taïf dément : « J’ai sauvé la vie de ma femme »

Accusé d’avoir défiguré et cassé le bras de sa femme, le maire de Taïf sort de sa réserve et donne sa version des faits. Tout ce qui a été dit dans cette affaire est selon lui des allégations dénuées de tout fondement. « Je n’appelle pas cela une réaction puisque je ne veux même pas parler de cela. Je vous apporte juste la bonne information », dit-il à l’entame de son propos. Mbaye Tine de relater les faits tels qu’il dit qu’ils se sont passés. « Mame Diarra est mon épouse, on était en séparation de corps depuis neuf mois. Je n’ai jamais envoyé un émissaire pour la ramener au domicile conjugal. Malgré cela, j’ai cédé face à plusieurs tentatives de ses collègues qui l’ont ramenée chez moi le 29 avril dernier. Il y a eu 15 jours avant cet incident.  Ensuite je n’ai jamais levé la main sur elle, je ne l’ai pas défigurée, je ne lui pas cassé le bras ».
Selon le maire de Taïf, « ce qui s’est passé est très simple : je revenais d’un voyage chez ma seconde épouse, la nuit de l’incident. J’étais en train de communiquer au téléphone avec elle. Piquée par une crise de jalousie, Mame Diarra a commencé à tenir des propos que je ne vais pas divulguer par décence. Et lorsque j’ai regagné le balcon, elle a ouvert les fenêtres de l’immeuble pour tenter de se jeter dans le vide ». Il explique qu' »elle avait déjà l’un des pieds sur la fenêtre. Pour lui sauver la vie, j’ai attrapé son bras pour la projeter à l’intérieur ». Il montre même « l’ordinateur sur lequel, elle est tombée, c’est complètement fracassé ». Il ajoute l’avoir ensuite « poussée vers la porte pour lui dire d’aller se tuer ailleurs et pas dans ma chambre ».

C’est ça la réalité, dit-il, en jurant. « J’assume tout ce que je fais dans la vie. Si elle a le bras cassé il faut lui demander qui lui a cassé le bras. Je lui ai sauvé la vie, elle doit aujourd’hui me remercier. C’est simple. Elle ne vous dira pas que c’est moi. Et je vous dis que ce n’est pas la première fois qu’elle tente de se suicider. Elle l’a fait à trois reprises. Si je ne l’avais pas projetée dans la chambre, aujourd’hui on m’aurait peut être accusé de l’avoir tuée et je n’aurais pas d’argumente pour me défendre ». Le maire de Taif de préciser, en outre, dans sa réaction que personne n’est venu à la rescousse pour la tirer d’ailleurs. « Elle a passé la nuit chez une cohabitante jusqu’au petit matin ensuite elle est partie. Mes enfants dormaient, ils ne sont même pas au courant de ce qui s’est passé. J’ai la conscience tranquille, et je continue mon travail », dit-il.