Le Grand Serigne de Dakar pour des députés des Sénégalais de l’Extérieur mais…

«Je suis d’accord que nous ayons des députés pour les Sénégalais de l’extérieur. Mais qu’on les prenne en compte dans les 150 parlementaires actuels». Tel est l’avis d’Abdoulaye Makhtar Diop, vice-président de l’Assemblée nationale. Un point de vue exprimé ce week-end, à Niakoulrab, lors de l’intronisation du Jaraaf Ndiaga Ndiaye et du Ndeye Dji Rew Youssou Diop. Pour le Grand  Serigne de Dakar, même s’il est louable de donner des mandats aux Sénégalais de l’extérieur, il faut également tenir compte des charges financières qu’entraînent éventuellement l’augmentation du nombre de députés. «Les gens de la majorité présidentielle, comme ceux de la société civile qui soutiennent le président de la République, doivent faire attention sur les véritables préoccupations du peuple sénégalaisa dit l’ancien ministre des Sports.
Il a estimé que «soutenir l’action du président de la République implique également porter les doléances et les préoccupations des Sénégalais». Ces problèmes généraux qu’il dit avoir soulevés à l’occasion du référendum méritent d’être appliqués par la loi. Abdoulaye Makhtar Diop de s’interroger : «Pourquoi ne pas étudier la possibilité de garder 150 députés et ensuite intégrer les députés des Sénégalais de l’extérieur dans le nombre ?». «Puisque, aujourd’hui, a-t-il confié, la conjoncture du pays, telle qu’elle est évoquée avec la création du Haut conseil des collectivités territoriales, mérite que nous ayons des députés de l’extérieur, mais qu’on les prenne en compte dans les 150».

Pour le Grand Serigne de Dakar, ceux qui brandissent l’argument du ratio et des normes de la Cedeao devraient plutôt penser aux misères du bas peuple. «Car les Sénégalaisse plaignent des charges financières des institutions. Le problème ce n’est pas d’évoquer les normes de la Cedeao, ni de ratio, qui tiennent compte de l’évolution démographique. Moi, Abdoulaye Makhtar Diop, Grand Serigne de Dakar, vice-président de l’Assemblée nationale, bien au fait des affaires de l’Etat, je pense qu’il faut que nous regardions ce problème avec beaucoup d’attention».