Le front « Niani Bañ Na » dénonce déjà des irrégularités dans l’organisation du référendum

Le Front du Non «Niani bañ na» a fait face à la presse hier, vendredi 11 mars, pour non seulement livrer son programme de campagne, mais aussi pour dénoncer une série de dysfonctionnements constatée à la veille de la campagne. Fadel Barro, un porte-parole dudit front, a ainsi déploré l’utilisation des moyens de l’Etat au service du Oui, la distribution de denrées alimentaires aux populations au moyen de véhicules arborant les signes du Oui, tout comme l’impossibilité du déploiement des observateurs à cause du délai court, entre autres problèmes.

La campagne officielle du référendum du 20 mars prochain débute ce jour sous fond de récriminations. Le Front du Non Niani bañ na» est sorti de sa réserve pour déplorer un certain nombre de dysfonctionnements. Face à la presse hier, vendredi 11 mars, Fadel Barro, porte-parole dudit Front et compagnie ont tiré à boulets rouges sur le régime en place. De l’avis du coordonnateur du mouvement “Y’en a marre“, un certain nombre de dysfonctionnements a été noté, confirmant le «caractère non démocratique et antirépublicain de ce référendum». Il a ainsi dénoncé l’utilisation des moyens de l’Etat «au service du Oui de manière particulièrement déséquilibrée».

Poursuivant, l’activiste a aussi décrié «les délais trop courts pour permettre le déploiement d’observateurs pour surveiller la sincérité du scrutin». Dans sa diatribe, le «Y’en a marriste» a fait état de «la précipitation avec laquelle cette consultation est organisée». Cela, poursuit-il, «sachant que le texte définitif des modifications n’a été rendu disponible que 20 jours avant la date retenue pour les élections». Il a en outre mentionné pour le déplorer, «la distribution tapageuse et immorale de denrées alimentaires aux populations appauvries au moyen de véhicules arborant les signes du Oui». Pour autant de dysfonctionnements, le Front du Non « Niani bañ na» interpelle le peuple sénégalais comme les missions diplomatiques sur les manquements du référendum prochain.