Le docteur Cheikh Kanté…Un directeur persécuté injustement

La création de la richesse est fondée sur l’innovation. Et l’innovation, qui est une des formes de l’initiative privée et de l’investissement, est un processus de la promotion des compétences, de la valorisation du capital humain. Le Docteur Cheikh Kanté l’a si bien compris qu’il ne cesse de miser sur la jeunesse.

Malgré cette politique de l’emploi, de la promotion des jeunes, aujourd’hui décriée sans fondement dans un contexte de chômage extrême, certains trouvent encore l’occasion d’attaquer injustement et de façon délibérée le Docteur Kanté. Pourquoi tant d’acharnement sur l’innovateur du Port ? Il ne se passe un seul jour sans qu’il ne soit l’objet d’attaques de l’opposition comme dans son propre camp.

Il est évident que le Directeur Kanté dérange mais heureusement les chiffres parlent pour lui. A titre illustratif on peut parler de ces 45.000 tonnes de coton enregistrés en 2013 qui a permis au Port Autonome de Dakar de faire transiter 100.000 tonnes de coton malien en 2014, soit une hausse de plus de 122%. En effet depuis l’avènement de Monsieur Cheikh Kanté à la tête du Port, 70% des marchandises du Mali transitent par Dakar grâce notamment à une convention avec la Compagnie Malienne de Développement du Textile. Encore mieux, le Port a réussi en franchissant la barre des 12 millions de tonnes de marchandises, un record.

Ce n’est pas en compromettant le travail du Docteur Cheikh Kanté que l’on rendra service le pays. Tenter de stopper sa vision risquerait à coup sûr de compromettre la diffusion de l’émergence. Cependant, M. Kanté bénéficie d’une totale confiance de son Excellence Monsieur Macky Sall qui compte beaucoup sur la performance du port qui joue un rôle important dans les objectifs du PSE.

Certains disent qu’il a fait doubler le personnel en 4 année de gestion en l’amenant de 1017 à 2000, mais il est en fait plus pertinent de faire le rapport entre la richesse qu’il a créée et le nombre d’emplois, comparé à ce qui a été fait précédemment. L’évolution d’une entreprise vers une autre dimension qui excelle vers l’émergence, s’accompagne forcément avec une hausse de l’emploi (le capital humain est le facteur le plus significatif pour booster la croissance d’une entreprise). C’est une loi économique pour ceux qui ne savent pas. Avoir une lecture facile des choses en évoquant les recrutements des filles de Moustapha Niasse et de Sidy Kaba comme de la mauvaise gestion, est une vision caduque. L’histoire nous rappelle que le Docteur Cheikh Kanté a eu à refuser d’enrôler le fils de Moustapha Cissé Lô parce qu’il n’avait pas le diplôme requis. S’il a jugé d’engager ces deux mademoiselle, c’est pour la simple raison que ces SENEGALAISES ont le profil pour faire partie de l’équipe du Port Autonome de Dakar.

Au Sénégal pour peu qu’une personne parvienne à avoir une vision innovante pour développer le pays, ceux-là même qui font mine de s’inquiéter de la situation des sénégalais sont les premiers à chercher à la faire trébucher.

Il faudrait être un sourd ou aveugle pour ne pas voir les transformations réalisées en si peu de temps au Port Autonome de Dakar par le Docteur Kanté. Ce n’est pas un hasard si ce joyau de l’économie sénégalaise a reçu un grand satisfécit de la part des cours de contrôle. Jamais un rapport de l’OFNAC n’a épinglé la gestion de Monsieur Kanté, au contraire, il a toujours reçu des éloges de cette agence si redoutée, qui a été dirigée par une femme dont les compétences et le sens du devoir ne sont plus à démontrer.

C’est devenu une banalité consternante dans ce pays de vilipender ceux qui aspirent à hisser la nation vers l’émergence. Dans ce registre pathétique, l’incantation remplace la réflexion. Plus la première est éloquente, plus la seconde est inexistante. Cette bouillie de bon sentiment, cette nouvelle soupe populaire n’ébranlera aucunement un travailleur comme le Docteur Kanté.

Pour nous, Sénégalais, le changement dans la continuité a pour effet de figer notre pays dans ses « acquis », en le rendant hermétique à l’innovation et à toutes tentatives de réelles réformes.

La tentation de ne rien faire est grande devant la peur du changement exprimée par des groupuscules de personnes qui sont devenus d’autant plus agressifs qu’ils sont de moins en moins représentatifs. Mais ne pas bouger, c’est reculer quand les autres pays agissent, innovent et réforment. Heureusement le peuple sénégalais a cette chance de disposer d’un Directeur qui a très tôt compris le sens de l’innovation pour donner un souffle d’émergence le Port. Ses réalisations en sont les parfaites illustrations (la modernisation des infrastructures et des équipements de manutention, le dragage du chenal d’accès à moins 13 mètres, un investissement de 13 milliards pour la réalisation du Wharf pétrolier, 450 agents spécialisés dans la sécurité portuaire, etc.)

La perfection n’est pas de ce monde et l’on se fourvoierait complétement dans la recherche d’un modèle parfait. Le Docteur Cheikh Kanté ne cherche pas la perfection mais la progression, ce qui implique le mouvement et l’innovation.

Iba Gaye