Le Cercle des soufis se prononce sur les incidents de l’UCAD et la situation nationale

Le cercle se préoccupe vivement du sort lamentable de l’Université Cheikh Anta Diop, qui est devenue une université ostracisée par une forte « captation politique », et moisie, à la routine de l’ennui et de désolation.
Le Cercle condamne vigoureusement le caillassage du cortège présidentiel, mais tout en dénonçant la funeste et cynique stratégie du gouvernement, qui consiste à surfer sur la vague du « houvari général » qu’a déchainé cet incident, pour lancer « le contre feu préventif » par une série d’arrestation d’étudiants et de menace de répression. Ceci dans le but de noyer le poison de l’atroce meurtre de l’étudiant Bassirou FAYE, et désarmer toute « velléité potentielle » d’une action d’envergure ou de contestation de masse contre le traitement judiciaire du dossier de cet étudiant abattu par la police.
Le Cercle des soufis demande au gouvernement d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur le rachat par le port autonome de Dakar, du SERA le siège de « NECOTRANS » par une enveloppe de 17, milliards. Parce que les Sénégalais n’accepteront jamais que leurs maigres ressources financières soient données —à l’image des mallettes de la « françafrique »— en guise de renflouer les caisses des entreprises françaises, qui chassent « en meute » le profit dans le marché sénégalais. Et ce, en sus de faire des ports africains, des « glacis de sécurité » pour l’industrie française, contre l’expansion commerciale de la Chine. En droite ligne avec la nouvelle politique maritime française, reposée sur les orientations de « l’influence normative stratégique » élaborée, pendant que les entreprises françaises sont enserrées dans le carcan « ordoliberaliste et euro-atlantiste ».
Pour conclure, et compte tenu du fait que « le solde migratoire » a atteint le tiers du « solde naturel » de la population sénégalaise, —selon les derniers recensements effectués, entre le 19 novembre et 09 décembre 2013 —
Le Cercle appelle le ministre de l’intérieur à examiner le niveau de pénétration et d’intrusion migratoire dans les listes d’émargement électoral.
Serigne Fallou Dieng