L’Anacim bloque les pèlerins de Saloum Voyages

La directrice de Saloum Voyages, Diaminatou Ba Dièye, monte au créneau pour alerter et prendre à témoin l’opinion nationale sur les retards de l’acheminement par sa boîte des pèlerins qui doivent se rendre à la Mecque. Très peinée par cette situation qui ne dépend pas de ses services, Mme Dièye explique que depuis une semaine, ses pèlerins sont confrontés à un problème, notamment des retards dans la délivrance des visas qui ont entraîné l’annulation des vols du 22, 23, et 25 août 2016. Mais fort heureusement, dit-elle, «la Royal Air Maroc a consenti des efforts énormes pour convoyer les pèlerins qui n’ont pu embarquer comme prévu». Alors que la situation était sur le point de se décanter, l’Anacim est venue corser la note en refusant d’accorder à Ethiopian Airlines qui devait acheminer la majorité des pèlerins de Saloum Voyages l’autorisation indispensable à faire décoller un avion ayant la capacité de transporter le restant des pèlerins de l’agence. Qu’est-ce qui justifie l’attitude des autorités de l’Anacim? Mystère et boule de gomme, d’autant que le téléphone du Dg de l’Anacim est constamment sous boite vocale. En tout cas, ce qui est sûr c’est que l’Anacim est en train de faire vivre un énorme supplice aux futurs hadj. Pour le moment, seule l’Anacim est capable de mettre fin à cette situation déplorable en autorisant sans délai l’avion de Ethiopian Airlines à embarquer les pèlerins à destination des lieux saints de l’Islam via Addis-Abeba. Rappelant qu’un vol Dakar-Addis-Abeba est différent d’un vol Dakar-Jeddah d’autant que les séquences sont différentes et les itinéraires totalement distincts, Mme Dièye soutient que l’argument avancé pour refuser l’autorisation à Ethiopian Airlines ne résiste pas à la réalité et à la règlementation de l’aviation civile mondiale.