L’affaire Habré devient compliqué : le sale jeu du procureur et les coups bas des pénitentiaires

Affaire Habré : communique de Presse

Les Avocats du Président Habré tiennent à répondre aux allégations du Procureur Mbacke Fall sur les ondes de RFI relayées par les avocats proches d’Idriss Deby et ceux qui sont à la solde de la Françafrique, sur le « faux » malaise cardiaque du Président HABRE.

Premièrement, à ce jour, ni l’administration pénitentiaire, ni les responsables du ministère de la justice, ni les autres personnes impliquées, n’ont démenti les informations sur l’état de santé du Président Habré.

Deuxièmement, par rapport à ces scandaleuses déclarations de Mbacke Fall, la défense prend à témoin et interpelle, l’équipe de la structure « Urgences CARDIO », le docteur Mandiogo Ndiaye et son équipe, au total 7 personnes qui ont été appelées à 4h du matin par le docteur Abdoulaye Ndiaye, médecin de la prison. Est-ce à dire que toutes ces personnes ont participé à ce que le Procureur Mbacké Fall a appelé une ruse d’avocats ?

Comme expliqué, lors du dernier point de presse, après une série d’examens, le docteur Mandiogo Ndiaye, urgentiste a fait un rapport médical qu’il a remis au docteur de la prison lequel a refusé de le communiquer au Président Habré.
Par la suite, le docteur Ndiaye de la prison a apporté un nouveau médicament au Président. Le Président lui a demandé si ce nouveau médicament s’explique par les conséquences du choc cardiaque. Le médecin ne fut pas en mesure d’apporter des précisions claires, aussi le Président Habré lui demanda l’ordonnance pour savoir si c’est l’urgentiste qui lui a prescrit ce nouveau médicament. Réponse du docteur Abdoulaye Ndiaye : « Je ne peux pas vous montrer l’ordonnance parce qu’elle fait partie du dossier médical auquel vous n’avez pas droit !! » Hallucinant !
En toute logique, le Président Habré a refusé de prendre ce nouveau médicament.

Face à une action concertée de maltraitance, du refus d’administrer des soins normaux par la direction de l’administration pénitentiaire soumise à l’autorité du Ministère de la justice, une consultation extérieure a été initiée par la famille ; il s’agissait du Professeur Serigne Abdou BA, Chef de la Cardiologie à l’Hôpital Le DANTEC. Lors de ce rendez-vous médical, le professeur Ba a demandé le rapport médical, les examens effectués par les urgentistes et détenus par le médecin de la prison, ce dernier a refusé de transmettre ces éléments au professeur BA.
Le cardiologue a été obligé de reprendre les examens, il a dressé un compte rendu, et le docteur Abdoulaye Ndiaye agissant au nom de l’administration pénitentiaire s’est interposé pour prendre le nouveau compte rendu et refusera de le donner au Président Habré.

A ce jour, aucun élément d’information sur son état de santé après ce second bilan fait par le Professeur Serigne Abdou Ba n’a été fourni au Président Habré.
Depuis donc, sa crise cardiaque, on note une volonté délibérée de l’administration pénitentiaire de ne pas porter assistance à une personne malade. Cette volonté s’est manifestée par le refus de communiquer les ordonnances, refus de donner les dossiers médicaux, maintien d’un climat de tensions par l’absence de soins. Une telle attitude qui perdure depuis de 15 jours, a entrainé un manque total de confiance à l’égard du docteur Abdoulaye Ndiaye qui n’agit plus comme un médecin, c’est-à-dire selon sa conscience et toujours dans le meilleur intérêt de son patient.

Face à la violation des principes essentiels et universels que sont le droit à l’information du patient sur son état de santé, le droit d’accès à son dossier médical, mais aussi le droit d’être assisté par un médecin de son choix, libre de toute pression politique, la défense a saisi le Conseil de l’Ordre des médecins.

Les Avocats
Fait à Dakar, le 1er juillet 2015