La Sonatel conteste la décision de l’ARTP et se défend

C’est un véritable coup de massue que vient d’asséner l’Autorité de régulation télécommunications et des postes (Artp), gendarme du secteur, à la société nationale de télécommunication (Sonatel) pour non respect de la loi. La sanction porte sur une amende d’une valeur de 13.959.000.000 de FCFA et correspondrait à 3% du chiffre d’affaires 2015 de l’entreprise.

L’Artp a notifié à Sonatel, ce mardi 13 juillet 2016, la décision N° 2016- 002 du 19 mai 2016 portant sanction de Sonatel pour violation des dispositions du décret du 14 juin 2014, précisant certaines obligations quant au droit à l’information des consommateurs.

Pour sa défense, Sonatel s’est fendue d’un communiqué pour donner sa version des faits et se disculper. La Société nationale de télécommunications tient à rappeler qu’elle a procédé à la mise en conformité progressive de l’ensemble des points soulevés par l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) dès le mois de décembre 2014.

Selon le document parvenu à notre rédaction, il s’agissait notamment « du retrait du SVI (serveur interactif) qui permettait de traiter les demandes des clients de manière plus efficace ; de la gratuité des appels dirigés vers le 1441 et le 1413 ; de la continuité du service Client 24 heures sur 24 ».

« SONATEL est à ce jour totalement conforme aux dispositions du décret ci-dessus cité »

D’après le même communiqué, durant toute la période de mise en conformité, Sonatel a régulièrement tenu des réunions d’information avec l’Artp entre 2014 et 2015.

Les responsables de la société se défendent que « malgré la complexité des tâches à mener (renégociation de contrats en cours avec les prestataires des centres d’appels et mise en place de nouveaux plateaux dans un délai très court), Sonatel est à ce jour totalement conforme aux dispositions du décret ci-dessus cité ».

Toutefois, la société de téléphonie ne se radicalise pas, mais appelle à un règlement de cette affaire dans le consensus. « Face à cette situation et convaincue qu’un dialogue permettra de résoudre cette incompréhension, Sonatel envisage de faire un recours hiérarchique à cette décision », lit-on dans le document de la Sonatel.