La malédiction du Pétrole s’installe au Sénégal…Une richesse satanique

DU PETROLE-IMAGE AU PETROLE-DOLLARS

Indépendant depuis 56 ans, le Sénégal  a toujours été parmi les pays sous-développés. Ce triste sort est le résultat des siècles d’exploitations coloniales. Passant par la traite négriere qui a lui a dépossédé de ces braves et valeureux hommes. Certes une main d’oeuvre potentielle fut expatriée vers les terres de l’Europe et des états unis mais le courage y a toujours demeuré. Nos ancêtres ont eu le mérite, malgré toutes les brimades du maitre colonial de labourer fructueusement  ces terres d’ailleurs sans reconnaissance.

Depuis, de générations en générations le dessein  de l’ancien maitre a toujours été d’assurer sa domination sur ces anciennes colonies. La France l’a toujours montré. Ses intérêts au Sénégal ne sauraient jamais être menacés sous risques de faire  peser toute sa pression sur nos dirigeants pour la prochaine présidentielle. Contrairement à son  voisin l’Angleterre qui a promu ces anciennes colonies en états entrepreneurs, totalement libres vers la voix du développement, la France, elle, reste toujours ce maitre  « maman poule », jamais décidé a  libéré ces anciens sujets.

Cette culture de domination est la source de toute l’agitation autour de nos politiques et décisions historiques. Les puissances internationales ont toujours mis leurs mains sur nos ressources, particulièrement la France par sa présence sur tous les secteurs et sociétés stratégiques du pays. De par elle,  notre pétrole intéresse toutes les grandes puissances mais la manifestation est très tôt pour aiguiser leurs envies. La pauvre France a déjà montrer la volonté par la voix de son ministre de l’intérieur Manuelle Valls en disant  que « le pétrole du Sénégal nous intéresse ». Cela veut dire officieusement : faites à ce que nos intérêts ne soient pas lésés dans votre histoire de pétrole. Le Sénégal n’a jamais jouit de ses ressources. Que ça soit sur toutes les ressources on nous a  toujours exploités. Pour un pays   de  plus de 530km de côte maritime très poissonneux jadis, aux terres prodige a l’agriculture et l’élevage, la  réussite ne nous a toujours pas souri. Avec un  relief plat favorables  à toute cultures pour une abondance et sécurité alimentaire, l’écosystème variés présent sous toutes les formes (montagne désert, lacs, lac salé, savane, forets, brousses, océans, fleuves, bras de mer, mangrove..), avec une pluviométrie abordable, le Sénégal reste toujours se pays pauvre a genou. Ces propres fils à qui il a tout donné l’on mit à terre au dépend de combines ignobles et de leur propre besoin.

Rien de ces potentiels naturels n’a contribué à relever de terre ce pays de jambar et de la teranga. Pourtant tout semble nous sourire pour être ce peuple épanoui, au sourire radieux unis se libérant des entrailles d’une vie forcée à la pauvreté. Le Sénégal  a été présenté dès le début de la découverte de  l’or comme parmi les plus grands réserve en Afriques mais que nenni ? Les zones ou sont exploité l’or concentrent le plus de chômeurs, de manque d’infrastructures, d’insécurité et de maladies. Kédougou est la région la plus pauvre du Sénégal. Le phosphate, les engrais et les produits phytosanitaires  du côté des ICS que même les enfants entendent depuis les classes de primaires nous passent sous le nez, embarqués dans  des bateaux  et wagons pour développer l’agriculture d’autre pays. Le cultivateur sénégalais se contentant  toujours des  bouges de vache  pour fumier ses terres. Le poisson, qui a toujours été abondant dans  nos eaux et cotes  nous amène toujours pas à consommer  la bonne qualité de poisson. Les mers et les cotes sont vendues à des  industriels  européens et russe sans que la plus-value reviennent au peuple qui consomme toujours le « yaboy » et rarement s’il en voit. L’arachide dont nous étions les premiers cultivateurs avec une qualité prisée nous passe également sous le  nez vers la chine.

Apres que toute ses ressources cites dessus ne  nous font pas sourire et ne nous profitent pas,  mon optimiste reste égale a mon pessimisme. Ce non redistribution des dividendes des ressources vers les populations  amène ces dernières à  penser que le Sénégal est pauvre en ressources. Mais non. C’est parce que elles sont mal gérées et ne reviennent jamais aux pauvres sénégalais. Personnellement j’ai toujours substitué cette richesse à celle du fameux « pétrole image » théorisé par BABACAR Justin NDIAYE le politologue éminent. Pétrole image car le charme qui fait du Sénégal un pays respecté n’est ni sur sa superficie (196720km2), ni sur  la taille de sa population (13000000hbts) mais sur son image rayonnante issue de sa ressource humaine, sa teranga, sa démocratie, sa belle culture…). Ce qui fessait qu’on pesait sur la scène international n’était pas le pétrole qu’on a, ni gaz, ni zircon mais bien ce pétrole-image qu’on  devait labéliser et vendre à l’extérieur.

Aujourd’hui, la nature nous sourit. Dieu est avec nous. Nous avons maintenant le pétrole, le  gaz et le zircon en plus.  Mais est ce que nous saurons saisir cette chance ? Ces découvertes dont le mérite ne revient pas uniquement  a une personne, un groupe, au président, ni à l’opposition doivent être une lueure d’espoir pour tout le peuple. Depuis leur découverte, les opinions fusent de part et d’autre, divergente et contradictoire. De l’exploration, a la découverte en passant par tout un processus de contrats à l’octroi de marchés, les encres et les salives coulent de partout pour la défense de ces ressources a bonnes échéance. L’opposition, le pouvoir, la société civil et le simple citoyen, chacun de son côté s’auto proclame défenseur et gardien des ressources. Une confrontation qui risque de mettre le feu à la poudre vu que les plaintes fusent de tous les côtés d’accusations en accusations.

Ce que le peuple retiendra c’est que dans toute cette histoire il y’avait un frère du chef de l’État, ALIOU SALL et un Frank Timis. La décence obligerait  le chef de l’État, vu la récente histoire du régime de Wade avec l’implication détestée de sa famille dans la gestion, d’éloigner son frère déjà citer dans plusieurs affaires  dans cette histoire du pétrole. La rupture tant prônée, chantée et vendue partout, combinée d’une gestion vertueuse aurait amené le  pouvoir, Macky sall à une forte concertation et consensus national autour de la gestion de ces ressources et non par les menaces, les plaintes et les diabolisations. Les sénégalais ont plus que jamais besoins de comprendre les tenants et aboutissants de toutes les transactions autours de ces ressources. Ne ce reste que pour  éviter tout suspicions  d’une gestion vicieuse et sombre,  désamorcer très tôt le fameux adage de « la malédiction du pétrole »

Aujourd’hui que nous avons le pétrole, le gaz abondamment et le zircon, nous osons dessiner des perspectives géants qui feraient du Sénégal un pays émergent ou la pauvreté sera réduite. Les enfants et fils de tout le pays peuvent espérer des dividendes de exploitations de ces ressources en ayant plus d’ecoles, d’universités, d’infrastructures, hôpitaux, d’avantages sociales ect.

SOULEYMANE  CHAKOURANE JULES DIOUF