Kolda : le collège d’enseignement moyen de Maoundé n’a ni eau ni toilettes…Rien du tout

Distant d’une dizaine de kilomètres qui le séparent de Kolda commune, le village de Bantancountou Maoundé est difficile d’accès. La piste qui sert de tronçon n’est pas des meilleures. Dans ce village niché au fond de la commune rurale de Médina El hadj, l’école est une affaire de tous. Malgré tout, le Collège d’Enseignement Moyen(CEM) logé dans cette bourgade, peine à sortir du gouffre. Et pour cause, l’établissement n’a ni un puits fonctionnel, ni des toilettes pour les élèves et enseignants, encore moins un mur de clôture. Pour éviter la divagation des animaux dans la cour. Des insuffisances qui impactent dans le sens négatif sur les résultats scolaires. Il s’y ajoute aussi et surtout le déplacement des candidats au BFEM qui quittent ce village pour aller composer à Médina El hadj chef lieu de commune rurale où est toujours installé un centre principal. La non érection d’un centre secondaire à Bantancountou Maoundé pour permettre aux candidats de composer sur place, est aussi un handicap majeur qui bloquerait les résultats. Car ces différents candidats éprouvent par fois des difficultés pour trouver des tuteurs. Cette année, sur 59 candidats, 12 ont reçu le sésame qui les ouvre les porte de l’enseignement secondaire. A en croire le chef d’établissement « c’est un cri de cœur de toute l’équipe pédagogique et des parents d’élèves qui appellent à un secours du collège ». Ngoné Badji, née madame Diémé est aujourd’hui la seule femme principale de collège dans la capitale du Fouladou. Une consécration qui plonge madame Diémé et son équipe dans un travail d’arrache pieds pour relever le défi de l’éducation surtout des filles dans cette partie du pays où le cursus scolaire des filles est entaché par des mariages et grossesses précoces. Dans son lot de désolation, le CEM de Bantancountou Maoundé n’a pas de surveillent. Un manquement grave qui ralentit fortement le travail administratif. Et cela, au moment où dans certains établissements de la ville, on enregistre une pléthore de surveillants. Avec 356 apprenants répartis dans huit classes pédagogiques, ils sont 11 professeurs dont 4 dames tous dans la mission de sortir ces élèves des ténèbres de l’ignorance. Ainsi sur les sept classes physiques, deux seulement sont construites contre cinq en abris provisoires qui allongent les maux de ce temple du savoir. Madame Diémé née Ngoné Badji a lancé ce cri de cœur perçant à l’occasion d’un atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’éducation par la COSYDEP section Kolda avec Bara Tall son coordonnateur local.
EL HADJI MAEL COLY