Khadim Diop clôture le forum scientifique de la CEDEAO

Le forum scientifique marquant le 40ème anniversaire de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris fin hier. C’est le ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Promotion de la bonne Gouvernance qui a présidé la cérémonie de clôture de ce forum qui s’est déroulé pendant 3 jours à Dakar. Ces journées ont été mises en profit, selon Khadim Diop (photo), pour revenir sur le bilan de la CDEAO dont la plus grande réalisation, dit-il, reste l’entrée en vigueur du TEC (tarif extérieur commun) de la CEDEAO depuis le 1er janvier 2015. En plus des réalisations, les perspectives de la communauté sont prometteuses. Cependant, les défis à relever sont énormes, selon le ministre de l’Intégration africaine. Et pour y arriver, il urge, selon lui, de “mutualiser les moyens” et de mettre en place une synergie d’actions pour arriver à la vision 20/20 de la CEDEAO qui est “le passage d’une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples”.
Lors de cette rencontre, Khadim Diop est revenu sur d’autres questions d’actualité qui concernent l’union, notamment l’émigration clandestine ou la question du terrorisme.Sur ce dernier point, le ministre du NEPAD souligne que la CEDEAO a été présente quand la guerre a éclaté au Mali. Cette force, dit-il, a permis à l’Etat malien de garder son intégrité territoriale. Concernant l’émigration clandestine où plus de 900 Africains sont morts ces derniers temps sur les côtes de la Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe, Khadim Diop informe que les Chefs d’Etats de la communauté doivent se réunir ce 18 mai à Accra au Ghana. A l’issue de cette rencontre dans la capitale ghanéenne, ils vont évoquer cette question et prendre des mesures. “Nous tous nous savons que lorsque la CEDEAO des peuples deviendra une réalité, peutêtre que les Africains n’auront plus besoin de sortir de l’espace pour rejoindre d’autres continents”, croit-il savoir. Toutefois, le ministre reconnaît que le socle de cette émigration clandestine reste l’épineuse problématique de l’emploi des jeunes. Pour y arriver, les Etats ont besoin d’échanger plus entre eux.