Kédougou : Le PNLP veut épargner 24 988 enfants du paludisme

Le deuxième passage de la campagne de chimio prévention contre le paludisme saisonnier est déclenché. Les acteurs de la santé se penchent sur son déroulement au quotidien.
A la suite du premier passage en juillet dernier, la seconde étape de la campagne de chimio prévalence contre le paludisme saisonnier suit son cours. Dans le district sanitaire de Kédougou, cette présente campagne cible au moins 24 988 enfants âgés de 3 mois à 10 ans.
« Pendant l’hivernage, on enregistre près de 60% des cas de paludisme enregistrés pendant toute l’année. Et les enfants âgés de 3 mois à 5 ans sont les plus touchés. Après une étude, l’OMS a déduit de cette étude, qu’on pouvait réduire la morbidité palustre de 75% dans le sud-est du Sénégal en administrant aux enfants certains médicaments (amodiaquine, SP). C’est cette option qu’a prise l’Etat du Sénégal en élargissant la cible jusqu’aux enfants de 10 ans» a indiqué Docteur El hadj Mamadou Diokhané, le médecin chef du district sanitaire de Kédougou.
Il faut dire que cette prévention nécessite des interventions espacées de 4 semaines pendant les 4 mois de l’hivernage (juillet, août, septembre et octobre).
Des obstacles au deuxième passage
Dans ce deuxième passage aussi bien dans le département de Kédougou que dans le reste de la région, certains obstacles troublent le sommeil des équipes cadres et des relais.Il s’agit de l’insuffisance des intrants. Ce qui pousse les bénévoles à emballer les comprimés à remettre remis aux parents dans des cornets de papier. Il semble également quasiment difficile de séparer les comprimés en doses équitables. A cela s’ajoute l’absence de certains enfants du fait de la mobilité des parents (Travaux champêtres, orpaillage.)Et surtout de l’enclavement résultat de l’inaccessibilité de certains villages avec les fortes pluies qui continuent de s’abattre sur la région de Kédougou.
oulèye beyeInterpellée sur cette situation, Mme Oulèye Bèye (photo) responsable du bureau Prévention et Partenariat au PNLP se dit consciente de cette situation.
« Les commandes ont été faites sur la base des données qui nous ont été envoyées au niveau du PNLP. Ces difficultés peuvent bien arriver dans la gestion des intrants. C’est pourquoi, il est important de faire une supervision pour corriger et demander aux agents de bien gérer les stocks. Les relais ont été bien orientés au début, avant même le démarrage de la campagne » a-t-elle souligné.
Par ailleurs, la responsable du Bureau Prévention et Partenariat au Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) a exhorté les parents à continuer à administrer à leurs enfants les deux doses complémentaires des jours 2 et 3. Sans les trois doses complètes, il s’avéra impossible de protéger les enfants de 3 mois à 10 ans contre le paludisme pendant 1 mois.
Un dispositif pour prendre en charge les effets secondaires
« En cas d’effets secondaires sont gratuitement pris en charge dans le centre de santé et dans les postes de santé. Des médicaments sont déjà disponibilités dans le centre de santé pour faire face à ces cas. Les enfants seront mis en observation et traités » a précisé Docteur Omar Coly.
En plus de l’aspect prévention, le PNLP, à travers le ministère de la Santé a aussi un volet curatif par la prise en charge de tous les cas de paludisme simple notamment le traitement intermittent chez la femme enceinte et chez le nourrisson. Cette prise en charge se fait au niveau des structures de santé après les tests de diagnostic rapide(TDR).
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com