Homosexualité et terrorisme : Stopper les dérives

La sécurité précède le développement, avait l’habitude de dire le professeur Cheikh Anta Diop.
Dans ce cadre, la gestion d’un pays demande une posture de sérénité, de rigueur, de responsabilité et un sens aigu de l’intérêt national. Elle nécessite le refus d’être un instrument de forces occultes qui assimilent l’islam au mal et cherchent à promouvoir des pratiques et comportements qui portent atteinte aux valeurs qui ont forgé la cohésion et l’unité de notre nation.
La banalisation de la question de l’homosexualité et de la prostitution entre autres, au point que certains ne se gênent plus à défendre le droit de chacun à disposer de son corps comme il l’entend est une dérive qu’il faut stopper.
La gravité des attentats dans le monde ne doit pas conduire à des discours alarmistes qui installent la psychose et peuvent amener les populations à mettre sur pieds des organisations d’autodéfense et verser dans les excès, les règlements de comptes, la stigmatisation et les bavures de toutes sortes.
Dans une telle situation incontrôlable on risque alors d’ouvrir les portes aux incursions de ceux qui ont toujours eu de la peine à poser au Sénégal des actes de nature à provoquer l’instabilité et l’insécurité.
C’est pourquoi nous ne pouvons pas faire l’économie d’un réajustement de notre communication en direction des populations en comprenant que ce que les puissances extérieures veulent entendre est souvent en contradiction avec l’intérêt national.
C’est la démarche qui permettra d’éviter que la question sécuritaire soit un fonds de commerce pour se maintenir ou accéder au pouvoir.
Les forces de sécurité, avec leur professionnalisme qui n’est plus à démontrer doivent bénéficier de toutes les facilités et de notre soutien pour mener à bien leur travail dans l’efficacité et la discrétion.
Chacun doit mesurer l’importance du défi et comprendre que toute erreur dans la gestion de ce dossier peut avoir de conséquences irréparables. Dans ce sens, il s’avère nécessaire de donner un contenu bien encadré à la notion d’apologie de la violence.
Pour assurer une bonne protection du pays, il faut identifier les sources et motivations des financements qui entrent au Sénégal au profit des organisations ; qu’elles soient religieuses, de la société civile ou des partis politiques. Les bailleurs qui donnent ces fonds ne sont pas toujours des mécènes ou des philanthropes ; ils défendent des intérêts le plus souvent opposés aux nôtres.
Devant les menaces qui pèsent sur notre pays, une concertation large et sincère s’impose si on veut que le Sénégal affiche à la face du monde une unité autour des questions essentielles.
L’Assemblée Nationale aurait pu en être l’initiatrice avec une invitation au Président de la République pour une adresse solennelle à la représentation parlementaire.
Mais, on doute fort que cette institution où la politique politicienne semble être la seule préoccupation de nos honorables députés puisse jouer ce rôle ; à moins que le Président de la République, comprenant que la contradiction principale aujourd’hui, c’est la question sécuritaire, instruise ses partisans de trouver une solution à la crise artificielle qui prévaut à l’Assemblée Nationale.
Déthié Faye
Président de la CDR/Fonk sa kaddu