Hayatou ne briguera pas la succession de Blatter

Une chose est sûre : Hayatou ne briguera pas la succession de Blatter. Il s’est déjà présenté (en 2002), il a perdu (à plate couture). Il ne voit donc pas pourquoi il tenterait à nouveau sa chance – au risque de vivre une nouvelle brûlante désillusion. Un de ses proches parmi les présidents de fédération africains, le Congolais Omari Constant Selemani, qui vient tout juste d’intégrer le comité exécutif de la Fifa, avance une autre raison : « Nous, les Africains, avons soutenu Blatter pour son œuvre en faveur du foot africain. Nous n’allons pas le poignarder dans le dos. » Les valeurs, dans ce milieu, ça ne se discute pas… On peut plus prosaïquement imaginer que le Camerounais de presque 69 ans n’a pas très envie, en ces temps d’avis de tempête, de prendre la barre d’un bateau ivre et de s’exposer, à son tour, aux foudres de la justice américaine.