Discours du ministre Mankeur à Banjul

ALLOCUTION DE S.E.M. MANKEUR NDIAYE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES SENEGALAIS DE L’EXTERIEUR SUR LA « PROMOTION DE LA TRANSFORMATION ECONOMIQUE STRUCTURELLE A TRAVERS LA DIVERSIFICATION ET L’INDUSTRIALISATION »

REUNION MINISTERIELLE PREPARATOIRE DE LA TICAD VI, BANJUL LES 16 ET 17 JUIN 2016.

Banjul, le 16 juin 2016

Mesdames, Messieurs lesMinistres et Chefs de délégation,

Mesdames et Messieurs

Chers Participants,

Je voudrais, au nom de la délégation sénégalaise et en mon nom propre, remercier le gouvernement et le peuple gambien pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité fraternelle qui nous ont été réservés.

Vous me permettrez d’associer à ces remerciements les co-organisateurs de la TICAD, en particulier, la Commission de l’Union Africaine, le Programme des Nations Unies pour le Développement, le Bureau du Conseiller Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Afrique et le Groupe de la Banque Mondiale, pour leur implication effective, afin d’assurer à nos travaux le succès attendu.

Initiateur de ce Forum, le Japon mérite notre profonde gratitude pour toutes les actions qu’il ne cesse de mener en faveur de l’émergence du continent africain, notamment dans le cadre de la TICAD. Je salue l’importante délégation japonaise conduite par le Vice-Ministre parlementaire des affaires étrangères, notre ami Masakazu HAMACHI.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Il vous souviendra, à cet égard, que la Déclaration de Yokohama de 2013 intitulée « Main dans la main avec une Afrique plus dynamique » avait reconnu la nécessité pour la TICAD d’ « intensifier ses efforts de promotion d’une croissance transformatrice, résiliente et inclusive en Afrique » par le biais du Commerce et de l’Investissement et dans laquelle les Communautés économiques régionales jouent un rôle primordial.

C’est donc dire qu’il me plaît de participer à cette réunion ministérielle préparatoire au Sommet de la TICAD VI, qui pour la première fois se déroulera en terre africaine, les 27et 28 août 2016, à Naïrobi.

Ce plaisir est d’autant plus grand que la rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans la suite logique des plaidoyers entrepris depuis l’adoption de la position commune africaine sur le programme de développement pour l’après 2015 et plus particulièrement de l’Agenda de Dakar adopté à l’issue du Sommet sur le financement des projets du NEPAD, tenu à Dakar les 14 et 15 juin 2014, à l’initiative du Président Macky SALL.

La transformation structurelle, thème de notre Session, revêt, assurément, un intérêt particulier pour le Sénégal parce que constituant l’axe prioritaire du Plan Sénégal Emergent (PSE), la référentielle unique de son développement économique.

Mais, par-delà le Sénégal, l’Afrique dispose d’atouts certains et de potentialités énormes pour réussir la transformation structurelle de son économie. Il lui faudra, dans cette perspective, adopter, en plus,  une approche volontariste et structurée pour une meilleure transformation locale de ces richesses afin de générer plus de valeur ajoutée et créer plus d’emplois en vue de réduire significativement la pauvreté et de l’éradiquer au cours des prochaines années.

Telle est naturellement notre ambition commune, tel est l’espoir que les dirigeants africains et Japonais fondent dans la TICAD, forum international d’échanges sur les défis et opportunités de développement de l’Afrique mais aussi sur les questions telles que la sécurité humaine et la paix, l’autre nom du développement, en prenant en compte l’impact des changements climatiques.

A cette fin, la maîtrise de coûts de production, le développement des infrastructures  sont certes importants mais,  de plus en plus, il faudra compter sur la maîtrise des technologies de pointe à travers des ressources humaines de qualité, la recherche et l’innovation.

Dans cette perspective, l’appropriation des piliers et des axes prioritaires TICAD pourrait contribuer de manière décisive à la réalisation d’un développement durable et inclusif en Afrique, dans le cadre de son Agenda 2063 et par des stratégies volontaristes d’industrialisation du Continent.

C’est pourquoi, nous devons mettre à profit toutes les initiatives continentales pertinentes, dans une approche participative en vue de formuler les meilleures stratégies pour leurs financements et leur mise en œuvre.

Vive le partenariat Japon/Afrique.

Je vous remercie de votre attention.