Des syndicats demandent la liquidation de la SOGAS

La circulation sur le marché de la viande d’âne a irrité plus d’un. Le syndicat des éleveurs de la nouvelle génération, affilié à la Csa, dans une rencontre dans le parc aux gros ruminants est monté au créneau pour exiger la liquidation de la société de gestion des abattoirs du Sénégal (SOGAS) qui a failli à sa mission de contrôle et de veille sur la viande. Par ailleurs, le syndicat a préconisé des pistes de solutions pour l’émergence du secteur de l’élevage plombé par l’absence de formation des acteurs, le coût élevé du prix de l’aliment de bétail, entre autres préoccupations.

Pour le secrétaire général du dudit syndicat des éleveurs de la nouvelle génération (SENG), affilié à la Csa,  le secteur est confronté à un certain nombre de difficultés qui interpellent l’ensemble des acteurs dont l’administration et le bétail. «Nous savons que c’est l’Etat qui a privatisé la SOGAS qui a failli à sa mission à cause de l’immixtion des clandestins dans le secteur. Il brasse des milliards de nos francs, mais la gestion n’est pas transparente. Nous demandons sa dissolution et l’ouverture du capital aux éleveurs», a déclaré Djiby Amady Sow, secrétaire général du syndicat des éleveurs de la nouvelle génération. Sous un grand hangar à l’intérieur du parc,  les éleveurs regroupés au sein du syndicat estiment qu’il serait hypothétique de vouloir développer le secteur sans le renforcement des ressources humaines. Ce qui implique, selon eux, la mise en œuvre de programmes d’alphabétisation fonctionnels dans les langues nationales et l’éducation de leurs enfants à travers un système de formation adaptée.

«Nous sommes des nomades, il faut une adaptation du système éducatif au milieu pastoral par le biais d’écoles maternelles adaptées au milieu et d’écoles mobiles à cause des mouvements des éleveurs et également l’alphabétisation des adultes dans les langues nationales pour les permettre de gérer leurs affaires dans leur propre langue», a plaidé pour les éleveurs Mamadou Diouf de la Csa. Sur le prix de l’aliment de bétail, les éleveurs veulent une normalisation. «Les usines fabriquant l’aliment de bétail sont implantées en zone urbaine. L’aliment devient rare pour certains et nous demandons à l’Etat du Sénégal de créer les conditions pour rapprocher les usines des villages pour éviter les problèmes liés au transport. Nous voulons que le prix de l’aliment soit homologué», a lancé le secrétaire général du SENG.