Des journalistes de Sédhiou initiés au langage militaire

Le choix du vocable quant au traitement de l’information liée à la défense et à la sécurité doit être raffiné pour une meilleure compréhension du sujet. Car ce n’est plus un secret, l’emploi de certains termes dans la presse indispose souvent des initiés notamment des militaires. C’est justement pour corriger cette anomalie que le commandement de la zone militaire 6 basé à Kolda a organisé un atelier à l’intention des journalistes de la région de Sédhiou. Une occasion pour plus d’une dizaine de correspondants de presse d’être capacité sur trois modules à savoir l’organisation de la défense, les grades et appellations ainsi que quelques terminologies concernant l’armement.
david diawaraL’objectif est de permettre aux journalistes de « communiquer d’une manière correcte par rapport au terme qu’ils utilisent dans leur langage », indique David Diawara (photo ci-contre), commandant du 6e bataillons d’infanterie par ailleurs représentant du com’zone.
Au cours des plénières journalistes et hommes en uniforme ont échangé, sans complaisance, sur les conséquences d’un choix inapproprié du vocabulaire. Les plus célèbres restent les appellations abusives des militaires et l’usage injustifié de l’expression « lourdement armé ».

L’armée soucieuse de la qualité et de la précision dans la communication « veut éviter des amalgames et souhaite que chacun en ce qui le concerne puisse mener correctement sa mission », précise le lieutenant-colonel.
Se félicitant de cette belle initiative des participants souhaitent qu’elle soit pérenne. « Ce que nous avons en partage entre l’armée et la presse c’est la patrie », souligne le Président de l’association des professionnelles de l’information et de la communication de Sédhiou. Moussa Dramé (photo en Une) par ailleurs correspondant de sud communication de préciser que « chacun de son côté doit œuvrer pour l’émergence de cette patrie. Nous pensons que les actes de collaborations sont renforcés pour faire en sorte que les informations soient traitées de la plus belle manière et qu’elles puissent servir à cette communauté pour laquelle nous sommes là ». Considérant qu’ « on n’apprend jamais assez ».Traduisant le sentiment de ses confrères il retient que « cet atelier est une valeur ajouté par rapport au vocabulaire, l’équipement, la hiérarchie militaire et au finish ne fait que renforcer les relations entre l’armée et la presse ».
Comptant pérenniser cet acquis un autre séminaire d’une semaine est prévu dans les jours à venir à Kolda et vise toujours à renforcer la capacité des journalistes du sud du pays.
Sanoussy Dia à Sédhiou pour xibaaru.com