Damien Glez regrette sa caricature sur Serigne Touba

Sa représentation de Cheikh Ahmadou Bamba pour Jeune Afrique, le 28 janvier dernier, avait suscité un tollé monstre. Des disciples mourides avaient organisé des marches de protestation. Les plus radicaux avaient prononcé une « fatwa » contre lui. Le gouvernement sénégalais, le chef de l’État en tête, avait réclamé un retrait du dessin et des excuses de JA. Le journal s’était exécuté.

La tension retombera après un communiqué du Khalife des mourides, accordant son pardon au caricaturiste indélicat. Près de cinq mois après, Damien Glez, l’homme par qui le scandale est arrivé, renouvelle ses excuses.

Clame sa bonne foi. Et dit sa surprise. « Mon intention n’était pas d’attaquer quelqu’un. La dimension du tollé m’a surpris, rembobine le Franco-Burkinabé dans les colonnes de L’Observateur de ce jeudi.

Je m’attendais à ce que ça gratouille un peu les gens, je l’ai même dit à la rédaction : que je pourrais faire une version où il n’y aurait pas Cheikh Ahmadou Bamba parce que le dessin ne portait pas sur le Cheikh. (…) S’il y a des gens blessés, je regrette. »