Criminalisation de l’Homosexualité…La proposition de la loi a été déposée par un député ce vendredi !

Le plus modeste citoyen, moins porté à suivre l’actualité, peut témoigner que, depuis une quinzaine d’années, la société sénégalaise est fréquemment secouée par des scandales à répétition, relatifs à nos bonnes mœurs, tournant souvent autour de sulfureuses affaires de pédophilie, de viol, d’actes contre-nature. Dont la plus retentissante fut la scandaleuse célébration de mariages entre personnes de même sexe, de surcroît la nuit bénie marquant la naissance du Messager d’Allah – auquel se référent 95% des croyants de notre cher pays, lequel ne rendra jamais suffisamment grâce à Dieu, de receler en son sol de grandes figures l’Islam.

Lorsque le Khalife de Médina Baye, de Kaolack, terre où repose Cheikhal Khalifa El Hadji Ibrahima Niasse – et qui a été le théâtre de ces inadmissibles frasques homosexuelles -, a exprimé publiquement son exaspération, nombre de ses pairs chefs religieux ont légitimement considéré qu’il n’y avait pas voix mieux indiquée pour se faire l’écho de la douleur qu’ils ressentaient au plus profond d’eux-mêmes. D’autant que les adeptes de ces actes contre-nature ne semblent plus se fixer de frontière, ni s’encombrer de retenues, pour donner libre cours à leurs déviances. Tant est si bien que le Sénégal est en passe de se muer en champs libre de «frasques homosexuelles», de la part d’individus qui semblent narguer la société sénégalaise, en agressant les croyants de ce pays dans ce qu’ils ont de plus cher : leur Foi. Mais aussi en s’offrant en mauvais exemple à une jeunesse déjà suffisamment éprouvée dans ses pertes de repères.

Issue de la loi 66-16 du 12 février 1966, l’article 319 de notre Code pénal, réprimant les actes contre-nature, est malheureusement aujourd’hui l’objet de dénaturation, voire d’interprétations tendancieuses, paraissant accréditer l’argument selon lequel le terme «homosexualité» n’y est pas nommément mentionné.

En structurant cette loi pénale, le Législateur sénégalais (à l’instar de son homologue du Code civil français, qui bannit la polygamie) a voulu témoigner de la croyance de notre société «en la qualité naturelle et de la moralité des rapports hétérosexuels». Et, conséquemment de «la perception, par la société sénégalaise, de l’homosexualité comme pratique nocive pour l’individu et la société». Car cette déviance sexuelle, en sus d’être bannie par les deux religions révélées, en cours dans notre société, s’avère porteuse de pernicieux effets collatéraux, préjudiciables même à la Santé publique.

En effet, là où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment félicité notre pays pour son appréciable taux de prévalence du Vih-Sida (0,7%), les statistiques officielles de l’Etat du Sénégal, à travers le Comité national de lutte contre le sida (CNLS), annonce que la communauté homosexuelle sénégalaise a franchi le cap alarmant de 22% de séropositifs ! Confirmant la menace inquiétante que constitue l’expansion de cette déviance pour la Santé publique, en tant que vecteur de propagation du Sida!

Saisissant l’opportunité, le samedi 30 janvier dernier, du prestigieux Gamou annuel de Dame Diop Mansour de Louga, rehaussé de la présence du président du Conseil régional de Louga et député à l’Assemblée nationale, Amadou Mbery Sylla, le président exécutif de JAMRA, Imam Massamba Diop, mandaté par JAMRA et la coalition MBAÑ GACCE, a accroché le parlementaire chez le notable El Hadji Cheikh Diop, pour le féliciter pour ses positions courageuses sur la problématique de la dégradation des mœurs. Et lui suggérer de bien vouloir se faire l’avocat de la préoccupation de l’écrasante majorité des Sénégalais, relativement à l’expansion de ce fléau des unions contre-nature, sur notre sol.

Longtemps sevré de son représentant au Parlement, depuis le rappel à Dieu du député Abdou Latif Guèye, un consensus fut rapidement scellé avec le député du peuple, l’honorable Amadou Mbery Sylla, pour porter une proposition de loi, aux fins de renforcer les sanctions pénales contre les auteurs d’actes contre-nature (en criminalisant carrément le délit). Il s’agira surtout de ne plus prêter à équivoque, en précisant, dans la nouvelle proposition de loi, la nature même des infractions visées, que sont l’homosexualité, le lesbianisme, la zoophilie, la nécrophilie, et assimilés. Fermant ainsi définitivement la porte aux manœuvres confusionnistes, tendant à dédouaner ces déviances, à travers un juridisme de mauvais aloi!

L’Organisation islamique Jamra et l’Observatoire de veille et défense des valeurs culturelles et religieuse, Mbañ Gacce, expriment leurs profondes gratitudes à toutes les autorités religieuses sénégalaises, qui ont eu à exprimer spontanément leur satisfaction de voir naître une telle initiative, protégeant davantage nos valeurs et notre jeunesse. Et adressent une mention spéciale au Khalife général de Pire, Son Excellence El Hadji Moustapha Cissé, pour avoir témoigné, par écrit, son indéfectible soutien à cette résolution.

Après avoir constitué Maîtres Khassimou Touré et Massokhna Kane, pour l’accompagnement juridique de cette proposition de loi, Jamra et Mbañ Gacce, exhortent tous les croyants de ce pays, particulièrement les chefs religieuses, à exprimer vivement leurs soutiens au vaillant député, Amadou Mbery Sylla, et de l’accompagner de leurs prières, pour une réussite éclatante de cette noble initiative.

En effet, l’Honorable député Amadou Mbery Sylla a déposé, en ce jour béni du Vendredi 06 mai 2016, sur le bureau du Président de l’Assemblée nationale, avec ampliation au président du groupe parlementaire majoritaire et au chef de l’Etat, la nouvelle proposition de loi criminalisant les actes contre-nature.

Dakar, le 06 Mai 2016

Les Bureaux exécutifs de

Jamra et de Mbañ Gacce

ongjamra@hotmail.com