Comment Wade a piégé Modou Diagne Fada et ses acolytes…Et maintenant il va les abattre

Abdoulaye Wade a remanié en profondeur les structures de direction pour anticiper sur les revendications des frondeurs. En fin manœuvrier, Wade adepte du «wër ndombo» (encerclement) a piégé la bande à Fada en intégrant tous les principaux animateurs de la fronde dans les différents «ministères» du «gouvernement virtuel» qu’il a mis en place afin de piloter de loin, tel un marionnettiste, le parti et ses responsables. Rien que la configuration de la nouvelle direction du Pds, avec le renforcement des prérogatives d’Oumar Sarr désormais N°2 incontestable et officiel, mais aussi avec les fidèles dont le fils qui trustent les premiers rôles, on mesure la stratégie de fragilisation que Wade emploie envers le groupe des frondeurs. Parce que, pendant qu’il les étreint, il sort le poignard pour le leur planter dans le dos. La preuve, en même temps qu’il les nomme à des postes de Secrétaires nationaux (sans envergure d’ailleurs) ou de Secrétaires nationaux adjoints, il les traduit devant le tribunal du Pds, c’est-à-dire la Commission de discipline. Et les accusations portées contre eux sont lourdes de conséquences : accointance avec l’adversaire, tentative de sabordage suite à un marché conclu avec Macky Sall président de l’Apr, corruption et activité fractionnelle. En tout cas, ça ne présage rien de bon au Pds, d’autant plus que les frondeurs n’ont pas encore dit leur dernier mot.

1 Comment

  1. La société de handling Ahs et son partenaire international Menzies Aviation ont porté plainte contre le Sénégal au Centre international de règlement des différends (Cirdi) de la Banque mondiale. Le Sénégal a jusqu’à la fin du mois pour transmettre ses éléments de défense.

    L’affaire Karim Wade ou le contentieux sur l’enrichissement illicite vient de rebondir encore à l’étranger, et cette fois-ci à Paris. Le Sénégal vient d’être attrait devant le Centre international de règlement des différends relatifs à l’investissement (Cirdi) de la Banque mondiale.
    Une juridiction que notre pays commence à bien connaître, avec les affaires Kumba Resources et Arcelor Mittal, qui portaient sur l’exploitation des mines de fer de la Falémé, dans le Sud-est du pays.
    Cette fois-ci, c’est plutôt les sociétés Menzies Middle East & Africa Sa et Aviation handling services (Ahs) qui ont déposé leur plainte contre le Sénégal devant cette juridiction.
    La plainte contre le Sénégal a été déposée le 1er juin dernier, et le Sénégal a jusqu’au 30 de ce mois pour déposer ses éléments de défense. Mais le plus étrange dans l’affaire, c’est que les autorités du pays, à tous les niveaux, n’ont été informées de la plainte et de l’obligation qui leur incombe qu’hier, mardi 16, et ce, de manière totalement incidente. C’est dire que l’on a frôlé la forclusion.
    La société de handling aéroportuaire Ahs fait partie de ce patrimoine que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) impute à Karim Wade, et qui l’a mené en prison. Cette entreprise a été revendiquée par Bibo Bourgi, dont la justice sénégalaise est convaincue qu’il n’est que le prête-nom de Karim Wade dans cette affaire. Ahs est placée sous administration provisoire et confiée officiellement au cabinet d’expertise comptable Add Value, créé et géré par Fatoumata Zohra Dème. Mais en réalité, c’est le mari de cette dernière, Abdoulaye Sylla, qui n’est pas expert-comptable ou ne possède officiellement pas des compétences dans ce domaine, qui exerce dans les faits, tous les actes officiels de gestion de l’entreprise Ahs.
    Suite à sa nomination comme administrateur provisoire de Ahs, M. Sylla a écarté de la gestion le comptable de l’entreprise et certains autres cadres, qui avaient été placés à ce poste en accord avec Menzies Aviation, dont Ahs est le partenaire au Sénégal. Cela avait induit le retrait de cette entreprise de l’aéroport de Dakar. Et c’est sans doute cela qui a abouti à la plainte dont le Sénégal vient d’être informé.

    Le Quotidien

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