Burkina Faso : des heurts entre partisans de la transition et ceux des militaires

Des affrontements entre soutiens des militaires au pouvoir et partisans des autorités de transition déchues ont eu lieu dimanche, à Ouagadougou, a constaté l’agence de presse sénégalaise.

Des échauffourées ont eu lieu dans l’enceinte de l’hôtel Laico, à Ouaga 2000, un quartier de la capitale où se tiennent les pourparlers de la CEDEAO avec les militaires, les hommes politiques et la société civile burkinabè.

Les heurts ont éclaté lorsque des jeunes chantant l’hymne national ont été pourchassés par des militaires arrivés à bord de plusieurs voitures.

Un reporter a été violenté et l’un des gardes du corps d’un homme politique sévèrement battu par des jeunes, dans l’enceinte de l’hôtel où sont arrivés des ambassadeurs et des représentants des parties burkinabè concernées par l’accord négocié par la CEDEAO.

Les acteurs politiques burkinabè se sont mis d’accord sur « le retour à la transition » conduite par Michel Kafando, a annoncé samedi le président béninois Thomas Yayi Boni, facilitateur du dialogue politique au Burkina Faso pour la CEDEAO.

Un accord devrait signé dans ce sens, ce dimanche, par les parties ayant participé aux négociations menées séparément par l’organisation régionale, depuis vendredi, avec les hommes politiques, les leaders de la société civile et le général Gilbert Diendéré.

Les discussions de la CEDEAO au Burkina Faso sont conduites par le président en exercice de l’organisation, le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall.

Le général Diendéré a été proclamé chef de l’Etat, jeudi, par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), une unité d’élite de l’armée, en remplacement de Michel Kafando, chef de la transition menée depuis novembre dernier.

Le RSP a également dissous le Parlement intérimaire et le gouvernement dirigé par Isaac Zida.