Bio-essence donne un coup de mains aux femmes de la région de Kédougou

Les laboratoires Bio-essence envisagent d’installer des plateformes multifonctionnelles dans la région de Kédougou pour alléger aux femmes leurs activités de transformation des produits forestiers non ligneux.
Présente dans la région de Kédougou depuis 2005, Bio-essence est devenu le partenaire privilégié des femmes regroupées dans une structure dénommée ADA (Association pour le Développement de l’Afrique).
« Bio-essence est le partenaire privé qui travaille avec ADA qui regroupe toutes les femmes qui travaillent avec Bio-essence. Notre entreprise est présente dans la région depuis 2005.Nous avons commencé avec le karité dans le département de Saraya. Nous intervenons maintenant dans toute la région avec les produits forestiers non ligneux tels que le karité, le pain de singe et bientôt avec le madd pour faire des cosmétiques et des compléments alimentaires. Nous avions commencé par nos propres moyens, nous travaillons aujourd’hui avec 2012 femmes » a précisé Mme Mame Khaïry Diène Ndiaye ,directrice générale des laboratoires Bio-essence
Grâce à l’engagement et à la détermination de la directrice générale, Bio-essence dispose aujourd’hui d’une unité de transformation à Bandafassi et d’une machine mobile qui facilite aux femmes, le pilage du pain de singe.
« Autrefois, nous ramassions le pain de singe et nous le pilions avec nos mains. Cela est désormais révolu depuis que nous avions commencé à collaborer avec l’entreprise Bio essence. Nous n’avons plus besoin de nous déplacer pour vendre le pain de singe .Elle nous achète tout sur place. Elle Nous souhaiterons que le partenariat PADAER/bio-essence devienne une réalité afin que les femmes de Salémata puissent bénéficier d’une unité de transformation » a témoigné Mme Aïssé Bousso présidente de groupement de promotion féminine à Salémata.
C’est le cadre d’une perspective de partenariat avec le PADAER qu’une mission du FIDA a effectué une visite guidée dans l’unité de transformation de Bio-essence à Bandafassi.
« Nous cherchons à mettre en place des plateformes multifonctionnelles pour la transformation des produits au bénéfice des femmes dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. Pour que le développement puisse suivre, il faut que des partenaires comme le PADAER nous appuient. Nous voulons toucher le maximum de personnes non pas pour lutter contre la pauvreté mais pour aider à la création de richesse » a précisé Mme Diène.
Dans son travail Bio-essence a pris des engagements à payer plus chères les femmes et à reverser une partie de ses bénéfices aux femmes. Ces engagements ne seront réalisés qu’à condition que l’environnement soit bien protégé. Les membres de l’association des Femmes pour le Développement de l’Afrique (ADA) en sont conscients.
« Je ne savais pas qu’on pouvait piler le pain de singe avec des machines. Pour que ce projet réussisse, il faut protéger l’environnement contre les feux de brousse. Bio essence et ADA nous soutiennent dans l’allègement des travaux » a témoigné Mme Diénaba Bâ, membre d’ADA.
L’entreprise Bio-essence est engagée à faire comprendre aux populations de la région de Kédougou qu’elles ne doivent plus braver ces ressources naturelles. Bio-essence sera toujours là pour sauvegarder l’intérêt général et non pas des intérêts particuliers.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com