Avec la CSS c’est le chantage permanent…

La Compagnie sucrière « sénégalaise » (CSS) se croit, est effectivement en terrain conquis et se comporte en conquérant. Monsieur Mamoudou Touré, économiste averti et patriote ardent, avait catégoriquement refusé de signer le contrat léonin qui devait lier le Sénégal à la CSS. Nous étions dans les années 70 et il était Ministre du Plan et de la Coopération. Il a fallu user de subterfuges pour faire signer le contrat par un autre Ministre, celui de l’Economie et des Finances, si mes souvenirs sont exacts.
Après plus de quarante ans d’existence, la CSS n’est pas capable de couvrir les besoins des Sénégalais en sucre, comme elle s’y était engagée. Elle en est bien capable, mais elle préfère produire toujours en-dessous des besoins nationaux pour importer le gap et le vendre à prix d’or sur le marché national. C’est de l’escroquerie.
Ce qui est plus inacceptable encore, c’est son chantage permanent : si les opérateurs économiques sénégalais importent du sucre, le nombre de ses emplois peut diminuer. Le sucre, c’est son sucre et personne d’autre ne devrait s’y intéresser.
Cette situation n’est sûrement près de changer dans le sens de l’intérêt du pays, en tout cas pas avec les hommes et les femmes qui nous gouvernent aujourd’hui. C’est ma conviction. Il est vrai que je peux me tromper. Li ma gëm laa wax. Man naa baña doon li am.