Affaire Maty Mbodj…Ce qui s’est passé le soir de la mort de l’ex-mannequin

Placés sous mandat de dépôt par le juge du 6e cabinet, il y a quelques jours, dans le cadre de l’affaire Maty Mbodj du nom du mannequin décédé mystérieusement, les nommés M. Kama dit Thiaya et son ami T. Ngom, deux accros de la drogue, ont inculpés pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger. Plusieurs indices graves et concordants accablent le duo qui a laissé la défunte souffrir plusieurs heures avant de quitter ce monde, informe le quotidien Libération.
Selon Libération, des conclusions de l’enquête menée pendant 4 mois par les agents de la Sûreté urbaine (Su) pour tirer au clair cette affaire, il est apparu que les faits se sont passé dans un appartement meublé, situé au centre-ville. C’est Thiaya amant de la défunte qui avait loué l’appartement.
Seulement, lorsqu’ils sont alertés, à la suite de la découverte du corps sans vie de Maty Mbodj, les enquêteurs qui se sont rendus sur les lieux ont d’emblée été frappés par un fait : les lieux ont été nettoyés. N’empêche, la fouille minutieuse effectuée dans l’appartement a permis de découvrir des traces d’une poudre blanche qui se révélera être de la Cocaïne. L’autopsie ordonnée par le procureur confirmera les soupçons des enquêteurs puisqu’elle a révélé que le mannequin était décédé des suites d’une overdose.
Après plusieurs mois d’investigation, les enquêteurs ont pu retracer ce qui s’est passé à la minute près lors de cette fameuse nuit. Et de cette reconstitution le journal note que « Maty Mbodj était avec M. Kama dit Thiaya et T. Ngom.
Elle a commencé à suffoquer avant de s’écrouler. Les deux amis paniquent et tentent de la… soigner. Ils savaient pourtant ce qui se passait et qu’il fallait appeler les secours. Mais à cause de leur passé commun, les sieurs Kama et Ngom ne feront rien sinon que se démener pour réanimer le mannequin qui était dans un état critique.
On était en pleine soirée et ils ont laissé Maty Mbodj souffrir avant de rendre l’âme des heures plus tard. Là aussi les deux amis, au lieu d’appeler les forces de sécurité ont préféré appeler les “amies” de la défunte. Ils en ont profité pour faire le nettoyage des lieux, malheureusement pour eux.