Affaire Habré : le faux Expert historien des Chambres Africaines

L’audience de ce 09 septembre 2015 a conforté la Défense du Président Hissein HABRE dans sa stratégie de rupture. Les Sénégalais, les Tchadiens et les africains de manière générale ont remarqué que ce procès est une mascarade orchestrée pour enrichir des complices, salir un Héros et protéger un acteur principal à savoir le président Idriss DEBY.
Le passage de l’expert autoproclamé Monsieur Arnaud Dingammadji devant la barre a révélé son incompétence à retracer avec exactitude l’histoire de son pays. Le public a également remarqué que les avocats d’office servent à meubler le procès du fait de leurs questions complaisantes.
Le premier hic c’est l’âge de l’Expert qui est né en 1976. Lorsque le président HABRE prenait le pouvoir, il avait 6 ans. Pourquoi les Chambres Africaines n’ont pas choisi un Expert qui a vécu les faits ? Le Tchad manque-t-il d’Historiens capables de retracer l’histoire de leur pays de 1982 à 1990 ? En vérité, le choix de Arnaud est guidé par ses relations avec Mme Jacqueline MOUDEINA promotrice des Cadres Chrétiens du Sud. Parce que l’affaire HABRE est aussi une affaire de religion. Ils ont voulu épauler un chrétien du Sud en lui faisant gagner ce marché. Sans peine, Arnaud s’est rendu au CRESPO de Ndjaména pour collecter des informations dont l’authenticité est remise en cause car cet organe est un démembrement de l’administration tchadienne.
La première question des avocats d’office devrait se porter sur le décalage entre sa date de naissance et les faits visés. La complaisance des avocats d’office a été flagrante. Car ni Me Mounir BELAL, ni Mbaye SENE encore moins Abdou GNING n’ont posé des questions sur l’authenticité de son diplôme d’Expert-historien. Cette question aurait permis à la Cour d’avoir des précisions sur les dispositions intellectuelles et professionnelles de cet Expert muet sur son CV. Il est sorti dans quelle Université ? En quelle année ? A-t-il soutenu sa Thèse, son Mémoire ou son Doctorat ?
Chose plus étonnante,apparemment aucun de ces avocats ne sait donner la peine de faire une recherche sur Google, qui leur aurait révéléses écrits contre le Président Habre,dévoilant ainsi sa subjectivité et de réaliser l’usurpation de son titre d ‘expert.
Comment comprendre que dans un contexte de guerre civile, les juges des CAE aient pris un homme politique appartenant ouvertementà un camp et deguisé en soit disant historien pour raconter la haine de son camp après la perte du pouvoir.
Ces questions ont tout leur sens lorsqu’on voit qu’Arnaud se sait pas combien de groupes ethnies compte le Tchad ? A la question de savoir le nombre d’ethnies dans son pays, l’Expert historien des Chambres a dit : «Je ne connais pas».
Lorsque Me Mounir BELAL lui a posé la question sur le nombre de régions administratives au Tchad, l’Expert dira : «Je ne sais pas le nombre de régions administratives. Je sais qu’il y avait un découpage en 2008». L’histoire Tchadien ignore le pourcentage des groupes ethnies Hadjaray et Zaghawa au sein de la population Tchadienne. Il ne sait pas non plus les spécificités entre les Arabes blancs et les Arabes noirs du Tchad. A la question de savoir l’Article de la Constitution qui parle de l’intégrité territoriale, l’Expert répond : « Je ne sais pas ».
Cet historien ne sait pas non plus les raisons de la séparation entre Hissein HABRE, Idriss DEBY, Hassan DJIAMOUSS et Ibrahima ITNO. Tout ce qu’il sait c’est que le leader du groupe rebelle des Forces Armées pour une République Fédérale a été tué par les forces gouvernementales d’Idriss DEBY.
Au-delà des séquences importantes de l’histoire du Tchad omises dans son rapport, l’Expert s’est débrouillé pour éviter de parler de l’actuel président du Tchad. Toutes les pistes qui mènent vers DEBY ont été évitées, c’est d’ailleurs le mot d’ordre depuis le début de cette mascarade. Arnaud a avoué avoir collaboré avec Amnesty International dans la rédaction de son rapport en plus des éléments fournis par le Gouvernement de DEBY.
Quel crédit faut-il donner au rapport d’un Expert qui ignore l’histoire de son propre pays ? Ce rapport d’Arnaud n’est pas crédible lorsqu’on sait qu’il a puisé l’essentiel de ses travaux dans un Centre de Recherche contrôlé par l’Administration DEBY et par une ONG partisane et engagée contre le Président Habré.
M Dingammadji avait ses lunettes ethniques bien vissées sur le nez .Si les juges avaient souhaité faire un travail historique ,ils auraient choisi des experts non tchadiens ,indépendants pour faire un travail objectif qui aurait aidé réellement à la compréhension des événements . Or, depuis le début , ce n’est pas leur objectif, ils se sont arrangés à désigner un homme proche des ONG pour qu il leur serve une version revue et corrigée à la sauce des CAE,et qui entre dans leur schéma de condamnation. Et les avocats d office sont dans ce deal.